Moulé 2


Une seconde, une seule suffit. A cette seconde, où votre sexe prend chair en mon con, le monde pénètre le rêve. Le réel est étonné, l’abandon sans fond. Votre large vit entre les moiteurs de ma vie. Vos yeux se consument. C’est au-delà des mots, au-delà de la chair. Vous. 

L’eau carrée est jaune, sans vague, rien ne trouble la pureté de nos émois. Autour de nous, l’eau est un cocon, puissant bouclier contre le dehors, puissante alliée. Là, dans le calme du jour, il y a nous. Et l’eau. L’eau me porte, mon bassin flotte et sans coup férir vous transpercez mes émotions. Mes cuisses sont légères aux flots. Mon ventre irradie au plus profond. L’eau est la matrice, liquide amniotique où nous suçons l’origine. Les délits de chair, les suceurs de temps, les mangeurs de plaisir, s’évanouissent. Vous. L’eau. Vos yeux. Votre émoi. 
L’eau jaune est carrée. Elle se gondole sous vos coups de rein. Elle fait des ronds sous vos ricochets profonds. Mon ventre exulte. L’eau de désir. Au bout de votre de queue habite l’intense. Large sexe, large folie vitale et je coule.

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