Kyrielle 10



Ce soir je voulais vous écrire des photos et des dessins, une histoire de voyeur, un blouson de cuir sur une peau nue pour monter à la salle de bain froide, des normes de longueur de cheveux chez les jeunes-filles, un vaginisme des premiers temps, des fautes d’orthographes, des photos encore, de l’Italie, des ongles rouges, des lunettes,  des gestes de métier, des bas filés, de la différence entre un fantasme et un scénario, la nudité dans l’anti-chambre, les ongles coupés dans la rue, suis-je féministe ou non, le violon et la guitare s’échappant dans la cour.
Je voulais décrire les effleurements, les émois secrets, les regards muets, la queue dans un bas, la chair en transe, les tressaillements  d’un autre corps, les leçons de chose, la légèreté, les caresses douces, la tendresse et l’animale, les larmes au bord des yeux, les je t’aime au bord des lèvres, les gémissements, l’incertitude, le cerveau qui bande, les claques qui défient la raison.
Je voulais vous parler de Her ce film aux voix polyphoniques comme chez Bakhtine, de la jouissance annexée aux cours des hormones de mon cycle, du sling pas le porte-bébé bobo-bio en Tissu en sergé croisé double, du blog de Ellie, de la présence à l’autre exclusive ou non, de quai gare encore et encore, de la petite fille de la mer de Chine qui danse la danse du désir puis celle de l’oubli, d’un canapé marron, d’une table en bois avec un couverture dessus, du tabou de la nuit passée ensemble, de mon ventre à vagues, des points virgules, du cycle féminin qui ne dure pas 28 jours.
Mais ce soir, je suis en fin de cycle. 
Mes élans créateurs sont loin. 
Et à chaque fin cycle, cette question revient : saurais-je encore écrire un billet ?

Si tu as envie d'écrire, j'aurais plaisir à te lire

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