Ce n’est rien


hommes nus

Ma langue au fond de tes joues, ma langue dévore ton souffle, arrache tes désirs, enlève le reste des pudeurs. J’ai abandonné les miennes au seuil de tes yeux ardents. Ma décence, mes complexes sont restés dans l’entrée. Je te veux. Ton corps enivré, ta fièvre, ton abandon, tout, ton sexe et tes arrondis. D’une main je déboutonne ta chemise, d’une main chaque bouton saute, fais-moi confiance bordel, fais-moi confiance, je sais déboutonner l’homme, déshabiller ses peurs. Donne-moi ton sexe, vite.

Vite dedans. Je m’en fous, je me fous de mon clito, je me fous des léchouilles, embrasse ma fureur. Prends mes intérieurs, prends, je veux décoller là-bas. Han Que les mots ne soient plus. Des râles, fureurs, j’ai le sexe en transe. Écartes, tiraille, mord, avale, lèche, embrasse. Tout, je veux tout. Ton ardeur, je veux ton ardeur, ton âme ici dans mon sexe, ta volonté, ta puissance, ici dans le fond.
Je me fous de baiser. Je veux l’intense. Et c’est tout. L’intense de ta chair, tes désirs envahis, lâche-toi. Oui, toi l’homme lâche-toi.

Tes doigts comme des fous, tes doigts intelligents qui veulent en écoutant. Écoute, bordel, écoute mon corps, sent le, ne cherche pas à comprendre, tes doigts, et mon sexe affolé. Le long des cuisses, dans la peau de ta main recroquevillée, l’eau du salut.

Les fesses contre les bords du bureau, les cuisses écartées, je te souris. Mes yeux pétillent, viens. S’il te plait, viens délivrer mon impatience, ton sexe dans le mien. Ce n’est rien. Et c’est le tout de l’humanité.

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