sodomie


Refaire le monde 1

Je t’ai regardé, un livre à la main, assis sur un canapé blanc. C’est l’âge de non-raison. C’est l’âge d’être pote, d’être sexe, d’être câlin, un hug entre les dents, rt si c pa trist. C’est l’âge de la peau qui fane, fleur de printemps à l’été indien. La deuxième saison sait lire les doutes au cœur des yeux rêveurs. Elle devine la jeune nostalgie entre les brins d’herbes écrasés de chaleur. Qu’est-ce que le bonheur ? Des pétales de fleur à assembler ? Des morceaux de puzzle disséminé dans le monde ? Est-ce  savourer les autres androgynes ? Être là. Présents. Chauds. Dans la foule. Au parc. Sur un […]


Qui possède qui ? 10

Nue plantée sur mes talons rouges, nue face à ton pantalon de toile, nue je défie tes yeux. Qui me possède ? Quand le temps sera accompli, quand l’urgence gagnera mon corps, je baisserai les yeux au sol pour que tu y ramasses mes fantasmes. Le doigt sur le cul, pour te montrer la direction. Tu crois que tu me possèdes, mon salaud, tu crois que tu me baises où tu veux, quand tu veux, dans le rouge que tu veux. Tu t’illusionnes, baby. Là mon doigt sur mon cul ne t’offre pas mon intime réduit. Mon doigt te prend le cerveau quand je veux, là où je veux jouir, […]


Bande mou 11

De l’autre côté, du côté de ce muscle enfoui, de l’autre côté ta queue et ma tête est perdue dans tes taies d’oreiller fleuries de petites roses désuètes. C’est marrant on dirait qu’elles sont assorties à tes bols à thé. Ou à ton tatouage. C’est bon ce que tu me fais. Tu es à un chouia. Et dans un chouia il y aura la folie, dans presque rien de temps, baby, presque rien. C’est proche, tout proche, là, juste là, encore et c’est le point de rupture. Quand tu agrippes tes mains à mes hanches, quand tu possèdes mon con, je crois que ça y’est. Tu es à un chouia […]


L’invité aux ébats 5

Je t’ai souri comme une invitation. Tu as souri en réponse. J’ai fermé les yeux, un immense sourire est né dans mon âme, et je t’ai tendu la main sous l’eau trouble du désir. Alors, sur ma nuque, ton pouce et ton index dessinent un H dont la barre était entre tes cuisses. Ma chatte sourit, mon dos ronronne. Rien, tu ne fais rien d’autre que ce mouvement de bas en haut sur le long de ma nuque. Tu n’as pas fichu tes doigts à mes lèvres sans sommation, tu n’as pas même frôlé mon sein nu. Le temps s’écoule infini le long de ma colonne vertébrale. Je te souris. […]