Nouvelles


Tempo 2

Les yeux posés sur tes doigts, je me souviens de tes mots, de tes gros mots sales, ta bouche à mon oreille, ta chair contre la mienne et l’odeur de musc entre nous. Ma passion, tu es ma passion éternelle, entière, présente, pas toujours pour toujours. Je regarde les boutons de ta chemise bleue. Je sais ta peau en-dessous, ma bouche encore s’y perd au creux de ton cou. Te souviens-tu de la deuxième heure de nous ? *** Illustration Rita Renoir Jeux d’écriture  cinq phrases pour parler d’amour avec lavoixdesamoureux. 


Zizi coin coin 12

– Un zizi coin coin, s’il vous plait. – Très bien, je vous apporte ça Jamais de ma vie, je n’aurais imaginé passer une commande aussi ridicule ni vivre ce que j’allais découvrir ce jour-là. Par contre, je dois bien avouer que, dès que j’ai vu sur la carte du bar, dans la rubrique boisson,  ces trois mots « zizi coin coin », je savais que je venais de rattraper au vol mon inspiration (ce truc magique m’échappe dès que je la cherche, comme un papier important perdu dans le rangement  trop minutieux de mon bureau). En effet, à mes heures perdues (c’est-à-dire quand je glande devant mon écran, vêtue d’un pyjama […]


Nuit orgiaque 4

Préambule : Titre de pute à cliques mais pas de tête à claques Lisez tout ce contenu, vous connaîtrez les coulisses extraordinaires des nuits orgiaques *** Cette année, j’ai participé au concours de la nouvelle érotique (ceux qui aiment la précision trouveront tous les détails dans le lien). Les auteurs inscrits doivent écrire en huit heures, entre minuit et 7h du matin. Outre la contrainte de temps (oh oui contrains-moi fort !), il faut y ajouter deux contraintes rédactionnelles : Contexte de situation : EST ÉPRIS QUI CROYAIT PRENDRE Mot final  : RICOCHET Pour cette folle nuit de changement d’heure, nous étions 406 auteurs confirmés à s’être inscris et être […]


Bonbons à la violette 2

L’enfante arrive vers moi, du fond du jardin. Neufs violettes, c’est le cadeau qu’elle m’offre. Je n’ai jamais aimée dire «mon» enfant en parlant d’elle. Elle ne m’appartient pas. Elle est une fille que la nature m’a confiée sans vraiment me demander mon avis. Je la regarde s’avancer, pleine de vie, avec son printemps au bout des doigts. Du plus profond de mon cœur, montent des larmes que je parviens à maintenir au coin de l’œil. Je revêts mon sourire le plus assuré, puisé dans le théâtre des parents. Il me faut accueillir son destin qui bourgeonne. Un clignement de paupières, et j’entends l’orage qui ondule dans la plaine, il […]