geste de métier


Cadrage

Je t’ai allumé, petit écran vivant. Tu m’a allumé petit écran avec un sexe de mon côté. Sur la pellicule, tu étais beau, habillé, seul dans ton salon. Il y avait une chatte sur le canapé, mais je ne l’ai su qu’après. Elle est jolie, lascive et tigrée. Puis je t’ai regardé comme si tu étais devant moi, en plus petit entre mes doigts. Certains jours, j’attrape la lune entre mon pouce et mon index. Elle est à moi pour cinq centimètres avant qu’elle ne s’en envole quand j’ouvre la main. Tu as soulevé ton t-shirt, et tes tétons seraient dans ma bouche si ton canapé gris était mon lit […]


Tout contre le ciel

Au fond du foyer dormait la fée, allongée à demi-nue, le regard pétillant de clochettes invisibles. Je l’ai prise entre mes mains, sans savoir que je découvrais-là le trésor du logis. Posées sur les roches ancestrales, déposées sur la pierre de gris et de beige mêlés, sont les pénates de l’elfe. Sur la pierre rugueuse, le roi et la reine flanqués de fous aux tours damiers restent de bois. Gravés dans la pierre les signes, et l’autre fée présente son cul à la corde rouge. La flamme du soir habillera la cire sage qui décore la peau à l’heure précise. L’âme effleure la margelle blanche. Une pièce de bronze, fendue comme […]


L’eau pour le café 1

J’ai couru dans la rue, j’ai couru sur les quais, j’ai couru dans l’autre sens, j’ai chaud. Trop chaud. Mon t-shirt colle à la peau. Je m’assois dans ta cuisine, j’ai trop chaud, j’enlève mon pantalon et mon t-shirt. Le stress, l’adrénaline, la fatigue, mes jambes tremblent. Tu poses un coussin sous mes fesses, tu poses ta langue sur mes lèvres. Je te demande si le coussin ne craint rien, quand j’y pose mes fesses libres. Nous avions vu la fille nue qui se levait pour prendre un café. Nous nous étions tus, je regardais et tu avais dit les mots de l’apparition matinale. Nue, sans atour, sans détour, sans […]


De la fellation 8

J’ai faim. Tu es dispo ? J’ai faim, mais je ne te le dis pas. Dans ton appartement, tu veux bien prendre un café avec moi ? Un café, cette blague. Il y a des grains moulus et mon décolleté. Fais gaffe, je suis chaude comme une frite croustillante. J’ai les yeux qui salivent. Ils te troublent, je le sais. J’ai le sourire fauve des filles sages. J’ai les crocs, une perle de cyprine sous la paupière. Ma main se pose sur ta cuisse. A travers la toile de ton jeans, je vois que tes mots sont que des politesses civilisées. Mes cinq doigts décrochent ta ceinture. J’adore faire cela […]