Ardeur 3


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Vos lèvres, deux secondes d’impact. Le désir est à portée de bouche. Vous dévorer cru. Déjà, plus rien n’existe. Je n’ai même pas franchi le couloir, je ne vous ai même pas dit bonjour, je n’ai rien dit. Vos lèvres, ma canicule instantanée. Votre jeans est bien frappé, à même l’envie.

La chambre secrète réside par-dessus les piques d’or qui scintillent de désir. Le soleil reluit. L’été est luxuriant. L’ascenseur est si lent qu’on pourrait y savourer votre sexe. L’ascenseur y est si transparent que les rêves restent des songes habillés.

A votre peau, fusion instantanée. Juste dans la peau de votre cou, j’ai déposé mes lèvres, la première fois, puis toutes les fois de la vie. Votre cou s’appelle ardent. Rien, je n’ai rien voulu, ni manger, ni dire, ni faire. Votre peau est l’urgence.

La chambre tournoie bien huilée, profonde et chaude. Le bureau s’ancre dans mes fesses et votre sexe aussi. Torréfaction préliminaire. Le miroir, posé dans mon dos, accuse les coups de votre queue. Il rugit dans l’air vibrant.

La culotte accrochée à la jambe, choit pour de bon. Votre vie contre la mienne s’entrechoque. Votre intelligence en la mienne se consume. Tous les draps sont arrachés et vous défoncez encore le fauteuil. La barre d’or maintient à peine mes bras enragés de votre bouche gourmande. Il fait adulte entre nos sourires.

Votre vit, c’est l’évidence, entre mes lèvres. Restez encore, je vous prie, je n’ai pas fini. Tenez bon, tenez encore, tenez c’est mon plaisir. Votre bat cœur le long de de la tige, vos yeux s’enfuient dans les profondeurs de mes joues. Votre plaisir s’attise sous ma langue.

Le fauteuil gémit encore, et, sur sa toile rayée verte et écru, classique et déjantée coulent les humanités. C’est la chasse à courre où le gibier mange le chasseur. C’est la voile statique sur la toile. Les hurlements des cons rugissants soufflent les bons vents. Fais-face. Tiens la barre. Ensevelis-moi de mots infinis.

Quand je me relève de l’ardeur, le lit est à l’autre bout de la chambre, déshabillé. Dehors, les gens tournent autour de la fontaine et ne savent les immensités de la chair. Ils ne savent le plaisir immense et joyeux. Ils ne savent les culs défoncés et enivrés. Ils ne savent les orgasmes un peu perdus. Le corps est écroulé, un oreiller entre les seins, là où l’épuisement dessine ses courbatures.


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