Archives du mois : janvier 2017


Chatte de gouttière 1

Chatte je suis, chatte je reste monsieur. C’est ma nature. Contre votre sexe, je ronronne. Passez votre main dans mes cheveux, et vous me verrez m’allonger de plaisir. Tous les jours, je rentre à la maison, n’espérez pas savoir quand ni où. Un chat n’est pas un chien pas plus que les chiens ne font les chattes. A votre queue gonflée, je caresse la tête sans me faire prier. Alanguie entre vos cuisses, je contemple le plafond. Ma chatte libre se repait de vous. Vous êtes fier de cet animal gémissant sans crainte sous vos gammes. Jouons aujourd’hui. Demain, je sortirai les griffes pour plaisanter, pour arracher votre dos de […]


Il fait ocre 3

Cette nuit-là, la lune était par le velux, et la fumée des cigarettes se faisaient la malle. Les belles étaient belles (oui si belles), simples, sages ou nues. Il faisait ocre.  C’est en haut de l’escalier que tout se passe, après la deuxième volée de marches. Il faut passer devant la salle de bain verte, la chambre d’amis, celle du maître des lieux et la chambre où règnent les pots de peintures et les gravats. Le vestibule est rouge, le grenier blanc. Les fers ne sont pas rouillés. Les poutres sont maitresses même si quelques unes ne sont que décor. Ils dressent leur bambous cachés, elles salivent les petits plats. […]


L’homme qui habilla Lucky Luke en rose 4

Lucky Luke en rose ? koi que sé ? Vous trouverez dans ce drôle de billet des observations sur les couleurs de la BD « L’homme qui tua Lucky Luke » de Matthieu Bonhomme. Et vous n’y trouverez rien d’autres car ce n’est pas vraiment mon talent de faire dans la déconstruction méthodique ni de faire dans la méthode tout court (d’ailleurs pour faire je vais plutôt aux toilettes. Non je n’ai pas honte. Au fait, vous dites WC, water, ou toilettes, vous ?). Donc, je ne suis pas spécialiste de BD,  de western ni de scénarios. J’ai juste lu, relu et rererelu les quelques Lucky Luke qui trainaient dans la maison […]


L’extérieur est à l’extérieur de soi 3

Infusion feu de bois, cannelle comprise. Comment choisir du thé ? Au nez, ou à l’imaginaire. C’est l’hiver à l’extérieur de nous, et en nous un peu aussi. A demi-mot. Revenue dans votre intérieur, je m’assois dans la cuisine, habillée cette fois. Vous avez même fait des gâteaux aux noix et au chocolat. Ou aux noisettes, les souvenirs se brouillent toujours. Je vous donne le bonjour de l’homme, de celui qui m’avait fait pénétrer ici où nous nous sommes croisés. L’extérieur n’est pas à l’intérieur de soi. C’est faux. C’est un sourire trouble et poli, timide et bandé qui vient de l’intérieur. J’ai vu vos lèvres qui à peine se […]