Archives du mois : mai 2015


Vous petit puzzle à sucer 6

Vous serez mon petit puzzle à sucer. Vous serez des morceaux qui ne ressemblent à rien. Venez découpé, sur une planche et mis en bouche. Ne sonnez pas, mais passez sous la porte à plat. Présentez-vous à ma langue, de façon à ce que je n’ai jamais besoin de me fatiguer, pour vous sucer la couenne. Ma langue est gourmande et insatiable, voyez-vous. Il vous faudra être à la hauteur. Dressez votre assiette en vous épilant. Que jamais un poil ne s’enroule autour de ma langue quand je baverai vos pointes. Dressez vos tétons, portez les à ma bouche et laissez-vous réchauffez à feu bouillant. Laissez-moi tourner autour du pot, […]


Lumière sur la ville 3

Je veux voir la vue sur la ville. Il faut planter là le sexe brûlant, mettre le retardateur pour faire jaillir la lumière sur la chair heureuse. Je veux y voir ce qu’on baise. C’est bien meilleur avec une pointe de soleil. Par la fenêtre, il fait lumière sur la ville. C’est ton corps tout entier contre ma chair, un instant d’amour, et à travers mes paupières, scintillent les gémissements. Quand je suis entrée auprès de toi, il faisait la pénombre du petit matin. La porte était entre-ouverte, dans l’attente de mes pas feutrés. La lumière était à pas de velours sur la moquette grise, douce et cachée sous la […]


Vole en éclat ton cerveau 4

Sous ma langue, votre lèvre. Sous ma langue, vos lèvres. Sous ma langue, ton clitoris. Ferme et souple, lisse et granuleux, lâcher-prise et retenu, étroit et large, ce con, ma dame de l’instant, ce con respire le plaisir. Je souris, quand de votre téton, je descends votre corps, d’un détour par le nombril. Quoi de plus exaltant que la peau tendre de votre ventre, quoi de plus exaltant que tous mes sens en alerte, pour savoir. Savoir si, votre peau accepte mes lèvres. Savoir si, ma langue vous donne le bien, si son toucher vous est agréable. Je ne sais rien de toi, que ta peau attentive. J’ai entendu ta […]

Femme nue sur chaise

Le réveil de la bête 8

Le réveil de la bête. C’était un soir à l’heure des cours du soir. C’était mon ami. C’est toujours mon ami. Il sentait le sexe mais je ne savais pas que c’était ça. Il me parlait à l’oreille, parce qu’il parle avec tout le monde à l’oreille. Surtout en cours, même si ce sont les cours du soir pour les adultes. Je me mettais toujours à côté de lui. Les autres me laissaient cette place. Toujours. Nous covoiturions depuis un moment. On racontait nos vies. C’est mon ami. A cette heure-là, au cours du soir à l’heure d’hiver, la nuit est tombée par la fenêtre, il fait chaud dedans la […]