Vole en éclat ton cerveau 4


Femme nue sur chaise

Sous ma langue, votre lèvre. Sous ma langue, vos lèvres. Sous ma langue, ton clitoris. Ferme et souple, lisse et granuleux, lâcher-prise et retenu, étroit et large, ce con, ma dame de l’instant, ce con respire le plaisir. Je souris, quand de votre téton, je descends votre corps, d’un détour par le nombril. Quoi de plus exaltant que la peau tendre de votre ventre, quoi de plus exaltant que tous mes sens en alerte, pour savoir. Savoir si, votre peau accepte mes lèvres. Savoir si, ma langue vous donne le bien, si son toucher vous est agréable. Je ne sais rien de toi, que ta peau attentive. J’ai entendu ta voix, ou parcouru tes silences, ou savouré tes gémissements. Tu es animale, retenue et lâchée. Je t’aime un peu, le temps de ma langue pour toi.

Je découvre ta saveur, douce et structurée. J’aime où tu aimes, le geste  frémis, le mouvement esquisse et la langue danse. Je suis à toi pour l’instant que tu souhaites.

Ma langue peigne ton con. Ma langue poli tes bords. Entre tes cuisses, ma dame pour l’heure des délices, il fait du bon. C’est bon d’être là loin de ton cœur et si près de tes pâleurs. Ma langue lisse ta lèvre droite et délice la gauche. Du plat de ma langue, j’appuie la douceur du vagin au clito pour que danse ta chair et vole en éclat ton cerveau. Bientôt, tu ne sauras plus qui de mon nez ou qui de ma langue te donne joie. Tu ne sauras plus quelles sensations te prennent. Tu sauras la volupté.

Alors mon doigt, tournera à l’entrée pour chercher. Il tournera pour te donner le frisson, te faire pressentir le plaisir. Il ne sera pas conquérant, il sera galant, il trouvera ton temps et ton tempo. A toi. Il trouvera ton con serré ou noir ou large ou rouge ou orange ou salé. Mon doigt pour toi. Il tâtera les côtés, testera tes connaissances, prendra le temps de la droite et de la gauche de la concupiscence, suivra tes inspirations et parfois se perdra en conjoncture. Mais ton corps parle, il miaule des soubresauts. Je lève les yeux. Les tiens sont cachés, perdus et je te désire.

Sais-tu qu’à chaque coup de langue je t’apprends ? Sais-tu qu’à chaque gémissement, je jouis de ton plaisir ? Sais-tu que ma langue en chaque recoin perd ses repères pour que tu gagnes les rives ?

***

Illustration : Folle Cocotte


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4 commentaires sur “Vole en éclat ton cerveau

  • Paul Auster

    Vous dites si bien, madame, chaque parcelle de peau, de chair émue, chaque infime de la découverte de l’autre, de sa joie, de son plaisir.
    Vous avez les mots que tout aimant a sur les lèvres sans savoir les dire souvent.
    Tout homme que je sois, je vous en fais l’aveu : c’est ainsi que, maladroit parfois et tâtonnant souvent, j’essaye d’aimer et d’enjouir celle qui un instant me confie son corps, son contentement, son graal.

    Oh le beau et poétique chantier que l’autre et son voyage chaque fois unique, fragile, surprenant, entre nos bras, nos lèvres, nos esprits en désirante ardeur…

    O le beau désir qui nous fait meilleur amant, meilleure amante, lorsque nous voulons faire offrande des plus belles extases.

    • MarieTopic Auteur de l’article

      Je te comprends Philo. Quant à moi, je ne sais si je le fais bien, mais j’aime le faire, ça oui !