Viens sans savoir


Viens sans savoir

Viens si tu acceptes de ne pas savoir l’après, de savoir que l’après n’est pas toujours. Viens si tu oses affronter le silence, le plaisir ou le vide, le regard intense ou le regard fuyant, si tu oses le tout et le rien,  les deux à la fois. Tu te perdras, tu seras perdu et je ne te prendrais pas la main, je te prendrais pas par la main. Tu seras perdu et ton salut sera dans ta perte. C’est ainsi.

Je chercherai avec toi. Il se passera quelque chose ou rien. Parfois la vie est plus chaste que les fantasmes. Toujours même. Le plaisir est dans l’accueil de chaque espace. Il est lové dans les rondes à quatre temps. Il s’insinue dans les soupirs en demi-temps. Sans projet, sans ligne éditoriale, sans guide, le plaisir se cache.

Je sais que l’intime est le vulnérable. C’est pour cela que j’aime l’intime. Et si je peux lire ton abandon, dans les yeux, dans le souffle, au creux de ton cœur, dans le repos de ton désir, ou juste dans un sourire, alors j’aurais l’objet de ma quête éperdue.

Viens dans le monde des présences, des souffles et énergies libres. Viens parce que l’ondulation d’une voix, la palpitation d’un corps ou les lueurs ne passent par l’écran blanc. Ni par l’écran noir. La présence c’est autre chose.

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