Trop longtemps 2


sodomie

Dans la nuit, l’envie de grosse, enfin une large suffisamment longue, une bonne quoi. Je ne connais de toi qu’un bout d’épaule, le haut de ton torse, et encore dans un écran, bonne gueule. Tu es suffisamment large pour moi, enfin large de ton torse, pour le reste, l’essentiel à mes yeux ce soir, je n’en sais fichtre rien. Contre ta peau, je collerai mon nez, mes joues, je respirerai ton odeur, je poserai mes lèvres dans ton cou pour prendre la mesure de toi, et sniffer ton désir. Je jetterai ta boite de haribo, et même ta tablette, pour me faire une place entre tes draps.

Dans les livres, j’ai tenté les dérivatifs. Dans les fesses aquarelles, j’ai plongé les yeux, mais rien ne remplit la profondeur de mon vide. Alors ton sexe en moi, large et puissant, ton sexe au profond, mes mains éperdues, je veux encore.

Des recommandations, ton copain a dit des choses. Je bave depuis. Il a dit des petites choses, celles qu’on peut dire sans trahir la parole, sans être cru et sans être mal poli non plus. Alors, depuis je regarde ta peau d’épices, avec les mots de ton copain. Et puis, aussi les livres que tu tiens dans la main, les heures où tu ne regardes pas la fleuriste. Fantasmes, c’est tout.

Mes doigts s’agrippent à tes cheveux. Mon con bave à son tour. Mes reins s’accrochent à ton désir, entre, sors, regarde tes œuvres en moi. Prends-moi entre deux coups de seins, prends-toi sur moi, prends-tout, là aussi, oui bien sûr. Putain. Mes mains arrachent les draps. En vrai, je fais ça si tu fais ça bien.

Inconnu, il faut quelques instant supplémentaires pour que tes odeurs dansent avec les miennes. Quelques vêtements tombés. J’ai faim et soif. Les livres ne nourrissent pas les peaux. Je collerai ma peau à la tienne allongé. Contre le lit, je te lècherais tout comme ça, tout simple avec gourmandise sans calcul. Je monterai et descendrai, je laperai et taperai contre ma joue. Ou d’une autre manière, inspiration de l’instant. Après, tu prendras mes seins entre tes dents. Ou avant, on s’en fout. Et l’après d’après, tu frotteras ton gland contre mes lèvres. Dans un autre temps, on s’en fout.

De râles en désirs, de peaux en sueurs, tes mains fermes, mes fesses levées, simplicité des monde, ton sexe en mon chemin, encore, oui, elle râle, je dis c’est bon. Prends, manges, mord, fais-toi mâle. Mon corps se cabre. Putain, ça fait trop longtemps. Baiser des heures durant, prise et reprise. Encore. Je veux gueuler sans penser aux voisins ni au lendemain. Prends-moi. Trop longtemps.


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2 commentaires sur “Trop longtemps