Trois tu par deux 8



C’est l’histoire d’un homme coincé sur un tarmac pour des raisons indépendantes de sa volonté qui se souvient, soudain,  qu’à l’arrivée deux femmes l’attendent dans une chambre. Et l’homme est très agacé
C’est l’histoire d’une femme impatiente qui check une chambre dans une zone d’aéroport alors que ses pensées ont vogué toute la journée, vers une inconnue à la voix chaleureuse.
C’est l’histoire d’une femme organisée qui fixe ses bas dans le cockpit de sa voiture. De l’homme, elle connait une photo et les descriptions élogieuses de l’amante.
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Tu  regardes les filles se vadrouiller gentiment de leurs cuisses à leurs seins. Tu atterris en douceur dans cette conversation amicale. Tu sers le pinot gris, enchanté de marquer un point avec l’inconnue. Ton Elle ne boit pas. Le premier verre aidant, tu es là tout à fait. Tu remarques, alors, la lisère d’un bas dépassant à peine de la robe inconnue. Tu as envie de la toucher.  Pour savoir.
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Tu as bandé les yeux d’Elle avec son bandeau. C’est la première chose que tu as faite dès que la nudité fut. Tu joues avec Elle, tu la caresses, la titilles un peu. Tu es tout à la découverte de la bouche inconnue. Tu y restes longtemps, avec  bien plus d’avidité encore que lorsqu’Elle te voyait. As-tu bandé ses yeux pour faire connaissance avec l’inconnue ? Ta langue fourrage cette nouvelle bouche, tes mains capturent ses fesses avec une telle envie que tu en oublies Elle qui exprime sa frustration de ne pas voir.
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Tu  ne vois toujours pas. Je vais donc te raconter. Il est assis contre la tête du lit, un verre à la main. Il reprend ses esprits après ce que tu lui as fait. Tu es allongée au bout du lit, et tu es belle, les mains menottées dans le dos. Tes pieds touchent le sol et tes fesses sont au bord du lit comme offerte. Tu donnerais envie de te fesser comme tu l’aimes. Lui nous regarde toutes les deux. Non, je ne vais pas te détacher tout de suite. Tu as mal ? Non. Alors, attends, je vais chercher quelque chose. Sens-tu ce que j’approche de ton nez ? Ah oui, avec ton rhume, tu ne peux rien déguster des parfums. Et bien je te raconterai. Sens-tu sur ta peau, ce gras un peu froid ? Oh, non,  pas une odeur de fraise ! Des arômes de cannelle et d’épices, sans paraben.  Tu sens l’huile qui se répand sur ton dos ? Et, lui ne dit toujours rien. Je vais te dire ce qu’il voit. Il voit une fille avec des fesses magnifiques, attachée, qui se fait masser par une autre fille à genoux près d’elle. Et de son point de vue, il voit mes ongles rouges sur ta peau lisse, il voit mes seins qui dépassent par-dessus ton dos, et mon regard pointu. Il voit mes mains caresser tes fesses et glisser le long de tes cuisses. Il t’entend ronronner et dire comme tu aimes.  Il ne dit rien, mais n’en perd pas une miette. 
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     Occupe-toi de son autre sein, regarde comme elle bouge, dit-il
      C’est ça qu’elle faisait quand j’avais les yeux bandés et que sa jambe remuait contre la mienne ?
     Oui, tu vas voir
      C’est très étonnant, mais que lui fais-tu ?
      Hum, hum, grommèle-t-il la bouche pleine de téton
     Elle va renverser le verre sur la table de chevet,  je vais l’enlever
 
        Je vais coincer sa jambe entre mes cuisses, et on verra si elle arrive encore à bouger. Je vais m’occuper de son autre sein, le premier a rendu l’âme
        Ben, ça fait pareil
        Je n’avais pas encore vu ça
        Oh, mais elle est mouillée !
        T’as vu, rien qu’avec les seins. Je suis fort
        Et si je  mets mes doigts ?
        Ah oui…

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Tu m’attaques ? Tu m’as vu prendre mon pied et ça t’as excité, c’est ça ? Tu as vu comme elle avait la langue agile. C’était bon. Tu nous regardais ? Han, han. Oh oui c’est bon. Moi je ne voyais rien, j’étais partie loin, mais toi t’as tout maté je suis sûre. Han. Tu veux me faire taire, à coups de queue ?
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«Viens. Reprends-le flambeau, il est bien dur». Tu me regardes de tes yeux clairs, étonnée. Nous sommes nez à nez : ta bouche sur son sexe, ma langue dans mes coins favoris. Tu me regardes avec des yeux attentifs. Oh, tu ne le lâches pas, mais je te vois observer ma bouche qui aspire, ma langue qui brode. Une boule, un replis, une peau rugueuse, un sillon lisse, un ovale. Cette fragrance vigoureuse à une peau d’homme est si émouvante. Tu écartes tes jambes d’hommes en un acquiescement muet et réjouissant. Ta rondelle apprécie en de doux gémissements. Il n’est aucun mot. Juste la puissance. Tu rates tous nos coups d’œil malicieux, lui dis-tu. Tu ne sais pas ce que je gagne, répond-il en un souffle faible.
 

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        C’est joli les ongles rouges
        Tu aimes ?
        Ben oui ça fait un peu femme croqueuse d’homme
        Je crois que j’ai des choses à essayer
        Oui


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8 commentaires sur “Trois tu par deux