Tire la barbichette


Son regard sous mon corps, son regard contemple, profite, surveille, soutient, prend. Marron profond. Tire la barbichette et la chevillette jouira. Cheveux en flou artistique. J’ai les ai plus court que lui.

Je referme les yeux. Les autres sont autour. Je ne veux pas les regarder pour tenir ma bulle. Je sais qu’ils sont là. un couple flou. Des orteils vernis rouges. Des chaussettes blanches. Des pieds novices.  Je suis fière.

Laisse-toi faire. C’est comme en danse, je veux aider mon partenaire, je veux être actrice et pas celle qui suit le mouvement. J’ai appris à danser  le rock entre filles, et j’ai toujours préféré être la  meneuse. J’apprends qu’on peut faire les deux : mener la danse et suivre le tempo. Mes bras se laissent guider, ma tête plonge entre les lignes de jute où s’écrivent les soupirs.

Son corps me met à genoux, ses bras autour de mon torse. Je descends. Dire que certain.es me proposent des coussins doux où le corps tangue. Je refuse. J’aime les bambous plats, lisses et anti-dérapant. Il faut bien la rudesse de cinq millimètres.

Il scrute. Suis-je assez loin ? Sous la jupe remonte la contrainte, le cou vers le parquet, les pieds vers le plafond, quelques millimètres en terre, semi depuis la chaîne, petite maison bourgeoise. Il peut encore.

Il recule mes genoux. Encore. Encore. Là, je bascule. Un sourire se dessine, indescriptible à celui qui ne l’a jamais vu. Il tire encore, encore un peu. Là, mes seins blancs montent et descendent. A peine peut-on deviner les tétons qui pointent. Libre.

Trop de vêtements sur ma peau. Mes seins ne goûtent pas assez de la force. Trouver le souffle.  Son corps m’enserre. Son bras m’étouffe. Ce n’est pas assez. Pourtant, je ne souris plus. Sert encore. A fleurs de paupières, les larmes ne s’échappent pas. Je souris, bienheureuse. Les larmes c’est comme la jouissance. Certains jours, la frontière est à portée de souffle et inaccessible.

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