Voyage


Hommage à Jacques

Il disait le prénom d’une femme et j’ai répondu l’idée d’un rosier. Au dernier repas avant le coton qui enserre le sexe, noirs étaient nos liens. Pas comme tu le penses, comme la vie se danse. Tremble le torse, les dents sur le téton libre, tremble de plaisirs. A travers le hublot du train, j’ai dit au revoir au deuxième étage, tu me l’avais demandé. Pourquoi bander des yeux verts ? Pourquoi bander ? Je voudrais que tu sois le roi de ma colline aux heures où le soleil te caresse la terre brune. Je serais ta vestale, perchée dans les tensions de tes mains. Mes larmes ôteront l’apprêt de […]


Liane Diane 2

Sur la pointe du pied, la liane murmure. Et mon téton, direct entre deux longes, s’écrase face à elle. Ici ce n’est pas le piquet de la chèvre. Ici, ce n’est pas l’homme qui m’attache, reste sage à ta place, sans argent mais avec mon admiration. Je ne veux pas être un idéal. Je voudrais être. Je veux aller voir le loup sur la colline ou chez mère-grand. Mais les chèvres libres se font manger, la nuit, malgré le combat, on l’a apprend par cœur. Je me débats face au loup, je laisse les lianes me contenir. Combien de temps dure la bataille ? Sous le coton noir, seul cache, […]


Nuit orgiaque 4

Préambule : Titre de pute à cliques mais pas de tête à claques Lisez tout ce contenu, vous connaîtrez les coulisses extraordinaires des nuits orgiaques *** Cette année, j’ai participé au concours de la nouvelle érotique (ceux qui aiment la précision trouveront tous les détails dans le lien). Les auteurs inscrits doivent écrire en huit heures, entre minuit et 7h du matin. Outre la contrainte de temps (oh oui contrains-moi fort !), il faut y ajouter deux contraintes rédactionnelles : Contexte de situation : EST ÉPRIS QUI CROYAIT PRENDRE Mot final  : RICOCHET Pour cette folle nuit de changement d’heure, nous étions 406 auteurs confirmés à s’être inscris et être […]


Les absents 1

Il eût des hommes dans ma vie après qu’il y en ait eu si peu. Le premier fut l’absent. Le second absent aussi. Ils étaient des entités qui voyagent en tapis volant, Énée et Ulysse à la fois, je le croyais dur comme vrai. Il y avait l’arrière-absent, aussi, l’ombre de l’ancêtre entre les murs de la ferme brûlée. Mais c’est au second que je dédie ces mots. Sable chaud, je ne sais le désert, je ne connais pas les voyages ni les traces de roues dans les dunes ensablées. C’est un mirage qui court vers Dakar, un immigré sans fanion.  Je n’ai pas mon permis camion. C’est un cargo […]