Sodomie


Je ne connaissais que l’alchimie des pierres et des cordes 3

Je ne voulais pas parler d’amour. L’amour ce n’est pas du sexe, l’amour n’est pas une corde et encore moins un caillou. Je ne sais rien de l’amour, et ce n’est  pas une litote pour savant. Je ne connais que deux choses dans la vie : les pierres et les cordes. Les pierres me parlent. Eparpillées sur le sol, elles me disent où je dois les poser pour élever un mur sans mortier. Je ne les entends que dans le silence des oiseaux libres. Dans ma campagne, je monte des murs de pierres sèches, comme d’autres montent des sirènes aux seins lisses. C’est ainsi que les week-ends de pleine lune, je […]


Les sexes 1

L’instinct habitait la chair, et la chair était belle. L’instinct demandait sa part du Lion, et le Lion arrachait la cage. De vêtements, il n’en était point. De pommes mordantes, il n’y avait pas tant. De nudité, ils étaient. La chair montait en parfum, du sexe à la source, de la source à la queue, l’animal sentait le musc. Ma  bouche sur ton corps, ma bouche à ton cou, mon cou en arrière et des soupirs plein les poches. Mes mains partout, sans chemise ni rien du tout. Nu. Je te veux. Salive à la rondelle. Ongles courts. Poils ras. Chienne de salon pour la minute. Cochon pour la farce. […]


Orchidée Structurée. Petite femelle 8

Voilà bien longtemps que j’ai commencé ce billet, mais je ne savais pas quel bout le prendre ni par quelle entrée passer. Et c’est en lisant Petite Femelle de Philippe Jeanada (livre conseillé – après la lecture de «Je vous écris dans le noir», roman de Jean-Luc Seigle qui traite du même sujet – par un libraire et une éducatrice spécialisée, charmantes personnes rencontrées sur twitter) que j’ai rattrapé au vol mon inspiration (ce truc magique qui m’échappe trop souvent, comme lorsque je cherche un papier précieux, perdu dans un rangement pertinent et minutieux de mon bureau). Par ailleurs, ce billet porte un titre bâtard qui n’aidera pas du tout […]


Garçonnière

Appuyée contre le mur blanc, tu me fais bander, je l’entends défaire la boucle de sa ceinture. La fermeture a sauté aussi, avant moi. Dans le noir des sensations, dans la douceur de la lumière, contre le mur et au bord de la cour blanche, je glisse ma main vers ce pantalon ouvert. Sa peau est à même le jean, élastique tendu.  Je souris à la nudité des aplats blancs, ma paume est heureuse. C’est un voyage en terre connue. Sa chemise est à boutons pression. Ma robe est à boutons pression. Son sexe est juste caché par le tissu de son pantalon. Mon sexe est juste caressé par le […]