Philosophie


Injonctions contradictoires 5

Je ne veux plus de lingerie, je ne veux plus que le sexe brut, tout nu sans artifice. Jetons les bas à la poubelle. Laissons serre-taille et guêpière dans les rayons des marchands. Je ne veux plus que ta peau nue. Je ne veux plus de talons ni de plateaux sous les semelles. Ne me parlez même pas du rouge qui écrase le sol.  Ton sexe, tes poils sous mon nez, les replis de ta sueur, le jet des fluides, la colle des ébats. Ton sexe froissé, tes poils foisonnants et l’odeur de tes rivages. C’est tout. Je ne veux plus de toutes ces filles habillées pareil. Je ne veux […]


Représentations, soumission et patriarcat 31

Veuillez m’excuser de jeter un pavé dans la mare de jouissance, de m’interroger et même peut-être de penser. Oui, je vais dire des choses non libertinement correctes. Je vais livrer ici une réflexion personnelle, tout en précisant que mon objectif n’est pas de condamner qui que soit. J’allais ajouter que je ne veux pas juger. Mais, je crois que c’est impossible de se défaire de son jugement. Par contre, il est possible d’être bienveillant envers ceux qui n’ont pas les mêmes pensées, ni les mêmes comportements que soi.  Je tente, donc,  de regarder la sexualité  avec l’angle de vue qui est le mien, en ce moment. Toutes ces précautions étant […]


Barbare 1

Entre mes cuisses se logent mes préjugés au crâne rasé. Il étrenne sa barbe fraichement rasée, douce caresse sur mes lèvres lisses. Il se barbouille de mouille. Entre mes cuisses mes préjugés se sont éteints. Ils sont de beaux yeux à l’âme des profondeurs. Je contemple. Ce sont des courbes et des dunes, blanche et crème. Ma peau glisse du haut de mon genou à la rencontre son épaule. Noir, noir est le corbeau de chance, sur son épaule granuleuse. Blonde est sa barbe de barbare assagi, trait d’union nordique entre les peurs d’aujourd’hui et les craintes du passé. On disait d’eux qu’ils venaient, assoiffés de crânes, armés de bateaux […]


Osée 5

Jette-moi la première pierre, si tu n’as jamais jouis. Vas-y, je suis prête. Lapide-moi de principes, lapide-moi, j’ai déjà tout entendu. Je la connais par cœur, la route sans écart. Jette-moi tes livres rouges. Que mon corps se couvre de bleus puisque je suis la catin des nuits délivrées ! Vas-y jette-moi la première pierre, toi dont la semence se perd en scrupules dans un con de mer. Vas-y, jette tes soubresauts lourds sur mon corps froid. Vas-y. Oh, putain, j’ai jouis ! Putain de mon propre corps, je le donne aux plus offrant. Ils ont offert les étoiles du présent. Ils ont donnés la perdition sans retour. Ils ont […]