Lumière


L’art du nu. Exposition

Grâce à un article d’ Emma de Paris Derrière, j’ai découvert une chouette expo photos : «L’Art du Nu» . Juste avant de pousser la porte du Ballon Rouge, je venais de parcourir une rue aux saveurs de voyage. Au fur et à mesure de mon avancée dans l’étroitesse des entrailles urbaines, j’en comprenais la spécialité. La rue regorge de boutiques de part et d’autres. C’était jour de livraison, et chacun s’affairait à entrer les cartons, à déballer des articles pour en faire la présentation. Des anciennes boutiques, je ne pouvais voir que des vitrines surchargées de sacs, de valises, de parapluie et de pacotilles. Les nouvelles échoppes scintillaient de […]


Soleil silencieux 6

Une douce lumière habille d’orangé ces temps déjà assignés aux souvenirs. Tandis que je glane sur ma peau, avec une grande serviette blanche, chaque gouttelette d’eau de mes ablutions, le soleil se couche par le hublot.  Je ferme les yeux pour sentir encore ton doigt qui récolte avec vaillance, l’eau nécessaire à la lubrification de mon clitoris. Tu jouais de ces boutons si facile à me mettre sur On. C’était le temps de la récidive. Je rouvre les yeux sur le silence doux de la lumière brouillée par la vitre sablée. Ce même silence nous l’avons partagé, avec un aussi grand soin que si nous étions dans le saint des […]


Sans pluie 22

   Rond sous la semelle fine de mes baskets, mouvant sous la plante des pieds, ce sol me surprendra toujours. Quel calme, ce soir. L’air est frais. Sans pluie, me dis-je. Je respire à grand poumon cette ville. M’y revoilà enfin !  Mes pas sonnent au long de mes raccourcis préférés. Je n’ai rien oublié.Je prends encore une respiration, heureux. J’y reviens oui, mais de passage. De passage, de passage, de passage… ces mots roulent derrière mes oreilles. Je m’arrête. Je regarde la rue sans voir. Si je reviens, c’est que je suis parti. Si je suis parti, c’est que j’ai réussi à partir ! Mes poumons s’emplissent d’une ces fiertés […]


Les yeux d’huitre 8

Je voulais vous dire, monsieur, mon abandon, et, aussi, mes yeux plantés dans les vôtres quand viendra l’heure de la jouissance. Je voudrais vous dire ma pudeur et ma totale nudité, les yeux fuyants puis fermes. Fragile parfois, à fleur de peau et solide de chair arrimée, feulante comme douce à la bouche mordante. Je vous dévorerai tout nu.     Tableau de Nathalie Picoulet, maitre pastelliste