Jouissance masculine


Orchidée Structurée. Petite femelle 8

Voilà bien longtemps que j’ai commencé ce billet, mais je ne savais pas quel bout le prendre ni par quelle entrée passer. Et c’est en lisant Petite Femelle de Philippe Jeanada (livre conseillé – après la lecture de «Je vous écris dans le noir», roman de Jean-Luc Seigle qui traite du même sujet – par un libraire et une éducatrice spécialisée, charmantes personnes rencontrées sur twitter) que j’ai rattrapé au vol mon inspiration (ce truc magique qui m’échappe trop souvent, comme lorsque je cherche un papier précieux, perdu dans un rangement pertinent et minutieux de mon bureau). Par ailleurs, ce billet porte un titre bâtard qui n’aidera pas du tout […]


Cadrage

Je t’ai allumé, petit écran vivant. Tu m’a allumé petit écran avec un sexe de mon côté. Sur la pellicule, tu étais beau, habillé, seul dans ton salon. Il y avait une chatte sur le canapé, mais je ne l’ai su qu’après. Elle est jolie, lascive et tigrée. Puis je t’ai regardé comme si tu étais devant moi, en plus petit entre mes doigts. Certains jours, j’attrape la lune entre mon pouce et mon index. Elle est à moi pour cinq centimètres avant qu’elle ne s’en envole quand j’ouvre la main. Tu as soulevé ton t-shirt, et tes tétons seraient dans ma bouche si ton canapé gris était mon lit […]


Refaire le monde 1

Je t’ai regardé, un livre à la main, assis sur un canapé blanc. C’est l’âge de non-raison. C’est l’âge d’être pote, d’être sexe, d’être câlin, un hug entre les dents, rt si c pa trist. C’est l’âge de la peau qui fane, fleur de printemps à l’été indien. La deuxième saison sait lire les doutes au cœur des yeux rêveurs. Elle devine la jeune nostalgie entre les brins d’herbes écrasés de chaleur. Qu’est-ce que le bonheur ? Des pétales de fleur à assembler ? Des morceaux de puzzle disséminé dans le monde ? Est-ce  savourer les autres androgynes ? Être là. Présents. Chauds. Dans la foule. Au parc. Sur un […]


Masturbation nacrée 1

Mes seins contre ta peau chaude se lovent dans la sueur de ton désir. Il est temps de tendresse, infini tabou de notre monde. Pour de l’or, je vendrais mes pierres, pour de la tendresse, je donnerai mon sexe. Pour toi, je fumerais la vie par les deux bouts. Pour vous, j’avalerai les vipères et même un bordeaux. Ma peau est brulée de ta sueur. Elle pique. Mais mon cœur a tant besoin de seins collés, de bras enserrés et de sexe missionnaire aussi, les yeux en face de la bulle. Chaque goutte qui perle de ton front souligne la lumière des matins heureux et l’alchimie des nuits sans fin. […]