Jouissance féminine


La fille de Poséidon 2

Au départ, ce genre de fille, ce n’est pas came. C’est comme ça qu’on dit dans les polards où le héro est un homme mal léché, à l’appartement jonché de papiers, de cendriers froids et de vaisselle à faire. Disons que cette fille, de but en blanc, je n’aurais pas misé un coquillage dessus. J’ai préféré sa voisine de table, fine, teinte en blond finaud pour couvrir les premiers cheveux blancs. Ses boucles d’oreilles longilignes et rectangulaires scintillent dans le soleil. Et moi, je me perds dans ces lueurs fluides. Cette voisine porte la grâce de l’originale assimilée. Je jouis des effluves de sa présence. En silence. Et moi, parmi […]


Fleur d’Oranger 2

Sur mon lac courent des mains puissantes ou douces ou chaudes ou fraiches ou fines ou larges. Les yeux fermés, les sens se vivent à l’aveugle. Au bord de mon oreille crépite un feu sous un dôme de verre. Les bûches se fendillent, sa bûche se tend. De l’huile d’argan venue avec les hôtes de ces lieux, de l’huile de fleur d’oranger venue dans la valise d’Oran, de l’huile s’incorpore sur ma peau. Et cette main large qui se compte en année déjà, cette main loge mon corps. Elle modèle chaque parcelle de mon dos, elle détend mon cou. J’aime cette main. Couché sur les flots sensuels, mon corps se […]


La femme forte 5

Tu es la femme forte des nuits enchantées, et la longue nuit  de l’amour. Derrière les peines, après les peines, ta vie est larmes et  jouissances, joies pures et plaisirs oblongs. Sous tes yeux dansent les instincts latins aux rythmes langoureux. Le long de ton rimmel coule la passion. Ta liberté se dessine, noire, sur les paupières. Tu ne portes pas de culotte, pas plus que tu n’appartiens à un homme. Il faut pleurer de la poussière pour sourire à la lumière. Ton chemin était le leur, ta route se trace au rivage des lèvres écarlates. Pieds nus, tu peux vivre sans hommes dans ton obligation. Seins nus, tu veux […]


Larges désirs graphiques 4

Un large tronçon disparait et réparait dans un mouvement hypnotique. Des grosses mains larges agrippent un petit cul qui râle, cambré. La puissance entre, sort, appuie, entre, sort et encore infatigable. Son ventre est ferme et large, ses épaules immenses, un visage massif concentré sur sa prise. Elle a un dos fin, trop fin, toutes ses côtes semblent vouloir s’extraire de sa chair, tandis qu’il pilonne inlassable et incité. Dans un sens, puis dans un autre, puis encore sur le bord, puis plier ainsi et déplier par là. Je me repais de ces gémissements qui m’ont attirés là comme une souris insatiable. Soudain, la puissance transperce mes yeux humides, d’un […]