Fessée


Tirer un coup

Il mord le cou, juste assez fort pour que ma chair se prenne de désir. Il mord en préliminaire. C’est un guerrier que les dragons judicieux n’ont pas abattu, onze jours durant il a lutté. Il mord le cou, ça faisait longtemps, il dévore de convoitise. Il mord le tétons trop fort, il mord. Je râle un peu. Il sourit. Il a le sourire des poètes burinés par la mer. Il embrasse la possession au fond des lèvres. Il écarte les jambes, trop, trop fort. Écartes dit-il, écarte encore, tiens bien tes jambes. Ses doigts dedans, ça fait mal un peu dedans, ça fait mal et ça fait bien. Ma […]


La ronde des jours 2

Tout au fond, ton sexe s’insère. Là réside mon âme. Là je ne peux t’accueillir, les larmes coulent, frôlant mes rides naissantes. Et toi tu bandes d’amour. Ton sexe contre ma joue, le sel entre tes cuisses, l’amour dans la mélancolie des jours. Demain n’effacera pas les larmes. Pour consoler mon désespoir, c’est la baise encore qui redonnera sourire à mes jours. Ronde est la fenêtre de voyeurs, ronde juste la vue sur ses fesses, ses fesses qui sautillent et dansent sous le bruit bien senti. Rouge, tout est rouge par la fenêtre ronde, la lumière et peut-être sa peau. Cerclé de blanc pur, et ses mains attachés par des […]


Obsession 4

Il m’obsède ce petit cul rougeoyant sous la paume de l’invité, il m’obsède, je vous dis, jusqu’au fond de mes nuits. J’en oublie mon propre plaisir, mes propres douleurs, mes sens et la nudité contre le piano noir. J’oublie tout, je vous dis. Il ne reste que l’image de ses fesses, parcourues d’un lacet de satin noir. J’ai les sons qui m’excitent plus encore que ma peau. Et ses cheveux cachent son visage. Tu as déjà vu, toi, la beauté attachée par les mains, au grès de sa propre volonté ? Connais-tu le clou qui maintient ses envies droites et silencieuses. Sais-tu le regard de l’homme qui prend les yeux […]


Colombe orange 3

Au delà de ma gorge, la musique se millefeuille. L’incendie de ma peau s’expulse par mes yeux fiévreux. Mes soupirs sont striés de rouge. Vous êtes tout autour de mes excès. Nous combattons les mêmes démons à coup de chimères . Nous sommes chacun face à nos folies qui s’entrechoquent. Pourquoi ? Il n’y aura pas réponse, ni contre le mur orange ni sur les draps gris. Votre sexe est le seul horizon de ma débauche tandis que mon corps se cabre. Les bas de la mariée recyclée rayent le parquet. Les talons sont en argent, et le con nu. Près de la mezzanine, reviennent les fantômes des baises passées. […]