Fessée


Fauve et noir 4

Féline en pot, immobile chasseuse sous l’arbre des tropiques, elle est miniature dans un appartement. Ses seins s’épanouissent lorsqu’elle enlève son débardeur noir. Quelque chose me chatouille la narine, obsédante sensation, délivrance impossible. Quand j’ai pu parler, la féline m’a gratté le nez de ses ongles. Oh l’intense plaisir ! Félin gris ramène sa proie, il est jaloux, dirait-on. Pauvre oiseaux capturé, pauvre ingénu, la féline lui défend d’attraper les innocents. Elle balaye les plumes, à demi-nue, tandis que mes pieds attendent au sol. Sous la ceinture bleue, je plonge, innocente capture. Il y avait cet homme dans le train qui a fini sa course dans la malle d’une voiture. […]


Consultation 4

– Entrez je vous prie. Ne vous asseyez pas. Vous êtes venu pour quoi ? – Perdre du poids – Bien. Combien voulez-vous  perdre ? – Huit kilos – Si vous êtes arrivé jusqu’ici c’est qu’on vous a recommandé mon traitement – Oui – Êtes-vous vraiment motivé ? Ne répondez pas, nous le verrons au cours du traitement. Les faits parlent d’eux-mêmes. Vous disiez huit kilos ? Vous en prendrez deux par kilos puis chaque fois que vous perdez un kilo nous diminuerons la dose de deux. Si vous prenez du poids ce sera un par cent gramme pris. Est-ce que cela vous va ? – Oui – Bien, déshabillez-vous […]


Détends-moi, un peu, beaucoup, à l’eau 3

Prends-moi là comme ça. Je suis stressée, si stressée, deux nuits que je ne dors pas, deux nuits que le cerveau tourne sans fin. J’ai faim, calme-moi, prends- moi. Viens dans la chambre, viens j’enlève ma culotte, approche-toi, non sans fioritures, sans caresse dans mon cou, sans rien du tout. Ne m’embrasse pas tout le corps. Garde les baisers pour les jours doux. Garde des lèvres pour ma peau aimante des jours sereins. Donne-toi que je fasse sortir la force, que ta promesse expire de sa cachette rétrécie, petite tortue au repos. Viens, mon Pinocchio, raconte-toi des mensonges silencieux, fais ce que tu veux, mais bande vite. Merci. Je suis […]


Tirer un coup

Il mord le cou, juste assez fort pour que ma chair se prenne de désir. Il mord en préliminaire. C’est un guerrier que les dragons judicieux n’ont pas abattu, onze jours durant il a lutté. Il mord le cou, ça faisait longtemps, il dévore de convoitise. Il mord le tétons trop fort, il mord. Je râle un peu. Il sourit. Il a le sourire des poètes burinés par la mer. Il embrasse la possession au fond des lèvres. Il écarte les jambes, trop, trop fort. Écartes dit-il, écarte encore, tiens bien tes jambes. Ses doigts dedans, ça fait mal un peu dedans, ça fait mal et ça fait bien. Ma […]