Féminisme


Osée 5

Jette-moi la première pierre, si tu n’as jamais jouis. Vas-y, je suis prête. Lapide-moi de principes, lapide-moi, j’ai déjà tout entendu. Je la connais par cœur, la route sans écart. Jette-moi tes livres rouges. Que mon corps se couvre de bleus puisque je suis la catin des nuits délivrées ! Vas-y jette-moi la première pierre, toi dont la semence se perd en scrupules dans un con de mer. Vas-y, jette tes soubresauts lourds sur mon corps froid. Vas-y. Oh, putain, j’ai jouis ! Putain de mon propre corps, je le donne aux plus offrant. Ils ont offert les étoiles du présent. Ils ont donnés la perdition sans retour. Ils ont […]


Privautés 8

Tu vas jouir, femme, pour toutes les femmes interdites de tentation. Tu vas jouir dans ma place, s’il te plaisir. Mon doigt est à l’entrée de ton intime ravageur. Ta porte de vie est étroite, un homme y serait bien. Mais dans ce présent, c’est mon carré préservé. Je vais te faire jouir, femme, pour tous les jours interdits. Juste à l’entrée de ton vagin gracieux, je tourne le doigt à te faire tourner les sens en gémissements. Je me voue à ta cause, femme aux seins tendus. Tu m’es apparue dans le noir où j’y ai peur de l’inconnu, coup imprévisible. L’enfante a peur. Dans la lumière vive, tes […]


L’Insurrection (bis) 12

  Un bruit métallique et répétitif résonne dans cette salle sans apprêt. Des images noires et blanches,  formées de petits points et de tâches aléatoires et non figuratives, se percutent sur une sorte de cube blanc. Les murs de cette salle sont décrépis donnant une impression brute. Là-bas, au fond de la pièce des rideaux noirs au parfum d’alcôve, m’attirent. Je passe devant cette «installation», ou «œuvre», je ne sais pas bien mettre les mots sur l’art contemporain. Des personnes sortent de derrière ce tissus noir accroché tant bien que mal, indice que quelque chose se cache derrière. Serait-ce que je cherche ? Délaissant le cube de béton je traverse […]


L’Odyssée d’Hélène 28

Ou, Pourquoi y-a-t-il peu de femmes sur les sites de rencontre ?   Tandis que les Hommes se battaient à Troie, Hélène se fit la malle. Elle se déguisa en moutons de Panurge, se fondant ainsi aux milieux des Mâles en rut prêt à découdre, pour une sombre histoire de rapt de poire-belle-Hélène. Elle passa la porte de la ville à reculons, puis elle se retourna pour franchir la distance qui la séparait de la mer. Les hommes, croyant que c’était l’un des leurs se taillant, n’y virent qu’une femmelette trouillarde. Elle souriait intérieurement et les laissèrent à leur pensée brute, se sachant bien plus maligne.   Elle arriva au […]