Fantasmes


Mon sexe est un brocoli 1

J’ai perdu mon sexe sur le trottoir tous les jours je descends tous les jours je crois le retrouver tous les jours, je vous le jure Je descends tous les jours perdus J’ai vu mon sexe par la fenêtre J’habite au premier étage Il est vert Il est posé à côté du trottoir Sur les places de parking Il a dû tomber d’un caddie du supermarché du bout de ma rue toutes les heures Je regarde mon sexe Il ne bouge pas Sa couleur verte ne bouge pas Il ne s’abime pas Personne ne vient mettre la main sur mon sexe Il est vert, bien frais Aucune voiture ne s’est […]


Juste OK 2

Ça s’appelle désir. Face à face, j’perds la parole. Pile à pile, j’perds le tempo. Je pourrais dire n’importe quoi, même parler de boulot, pour casser le silence. Je patauge dans le désir, je ne sais pas, je n’ai pas les codes. Il me faut tout réapprendre. Il me faut casser la facilité.  Oh, j’ai déjà caressé des seins et plonger ma langue sous les méandres. Je suis allée de côté, sexualité alternative comme on dit. J’ai voulu essayer, tout essayer. Des filets hétéréo m’ont englué, des haches normées m’ont taillé les yeux. J’ai mis des pantalons mais je suis toujours resté à ma place. Je voulais trouver, alors j’ai […]


Escape room 2

Puisqu’il n’y a aucune échappatoire de la chambre au canapé, puisque aucun interstice ne s’enfuit depuis la cuisine, j’ai rêvé de vos corps nus. Déjà je sens la chaleur de vos seins entremêlés aux cuisses libres. Sous ma paume, un sexe dur s’est immiscé. Je n’ai pas besoin de savoir à qui il est. Sentir, ressentir. Ne plus être prisonnière de mon mental. Libérée des écrans qui trompent l’ennui, libérée des oreillettes, infidèles sonorités. J’avais conquis l’indépendance à coup de cons léchées et de bouche remplie. J’ai plongé, animale, nue dans l’onde souple. J’ai dansé nue, sous la lune d’un grenier suspendu. Des mains sur ma peau, sans contrôle. Des […]


Converse jaune et doc verte

   Vous debout moi assise, entre le jeans, je tentais de vous deviner, sexe recroquevillé qui s’allonge ou chair pendante qui s’érige. Large je dirais. Avec une jolie paire, j’ajouterais.  Debout, vous me poussez contre le mur, vos lèvres sur les miennes, votre main écartant les pans de ma robe bohème, votre barbe chatouillant mes joues. Je voudrais enlever mes boucles d’oreille pour que vos mains accèdent à ma nuque, au creux derrière les oreilles, électrique suavité. Je ne voudrais pas abîmer l’instant. Vos mains s’impriment de tous vos vœux.  Vos lèvres dévorent, le désir suinte de nos souffles.  Votre ventre, celui-là même qui vous pose complexe, contre le mien […]