Eau


Sens à même la peau 3

  Le sexe est resté en gare ou s’est trompé de gare, nous ne le saurons jamais. Il ne reste que les sens à fleur de gosier, les sensations à même la peau, les sensitives impressions au bord de l’eau. Le vent emporte les déceptions, le courant charrie la barraca et le pont sourit aux lumières neuves. L’œil regarde, l’appareil photo tente de fixer l’autre réalité. La ville est nue, seules des dames promènent leur chien sur la rive. Il fera jour demain, il fera jour sur le fleuve haut. L’eau est noire, ou bleue parfois, dans le reflet des lumières de la ville. La tour est vaillante. La place […]


Sous la douche 11

Venez monsieur, dans la salle de bain. Oh, non n’entrez pas tout de suite dans la douche. Oh, non ne vous déshabillez pas tout de suite. S’il vous plait. Je vous ai préparé un autre jeu. Regardez, ce fauteuil qui vous attend face à la douche. Oui, monsieur puisque que vous arrivez à l’improviste – si tant est que la notion d’improviste existe encore avec nos téléphones – puisque vous arrivez alors que je suis en tenue de sport, suante et sans aucun apparat, je vais transformer l’essai. Non, s’il vous plait, n’entrez pas dans la douche ! Asseyez-vous et ne touchez à rien, surtout. Là, devant vous, sans aucun […]


Hurler avec les loups 3

Ils parlent, ils parlent. Les arbres se reflètent dans le miroir, le vent fait bruisser l’arc en ciel dans les biseaux. Le miroir est loin de nous, loin de ces mots qui redisent, sans cesse, par vagues régulières, que nous sommes bien entre nous, avec les mêmes idées. Nous sommes super accueillant avec les différents. Alors j’ai dit une parole différente. Alors, j’ai percutée le mur. Le miroir par la fenêtre reflète les rêveries arc en ciel. La pièce est sombre, banale au goût de stupre. Mi allongée au pied de l’homme, la bouche appliquée, la dure entre les lèvres, je suis plongée dans les ailleurs où nul ne parle. […]

Hurler avec les loups

De sexe et d’eau 21

Il est doux de vous connaître. Il est sauvage de vous connaître. Il est évident de vous connaître. Il y de la folie. Il y a des déclamations. Il y a d’infimes effleurements Les débauches Des mots élégants, des vous écrits et des tu pénétrants.   Votre doigt, le long de l’aine, votre doigt sait. Nous le savons. Il est direct. Il sait, il peut. Toutes les portes furent déjà ouvertes, en secret. Mon con sous vos doigts flotte. Mon corps s’alanguit sous les eaux, la tête en flottaison. Votre sexe à l’orée du mien, sans y venir, sans en partir. Mon bassin aspire à votre coup d’épée dans l’eau. […]