Culture


La femme brouillon- Insectes 3

Ma tante disait que les dragées se dégustent soit par deux, soit pas du tout. Elle était gourmande et généreuse. Est-ce pour cela que je vous présente toujours les livres deux par deux ? Est-ce que cet adage s’applique aussi aux hommes ? Puisque je suis dans la rubrique littéraire, je serais tentée de prendre exemple sur Marguerite Duras pour répondre à cette dernière question. Une fois n’est pas coutume, je vais vous présenter deux livres qui traitent du même thème, celui de la maternité :  « La femme brouillon » d’Amandine Dhée et « Insecte » de Claire Castillon. Depuis la découverte de « Pas dans le cul aujourd’hui » me voilà abonnée à la […]


On se dit tout – La littérature érotique 3

Sur la route qui me ramène du travail, la radio parle soudain d’un grand-père qui écrivait des nouvelles érotiques. Intriguée, je reste sur cette station où une auteur de new romance parle de sa manière de suggérer la sexualité  à l’aide de longues descriptions qui prennent le temps, « du cou aux genoux » ajoute l’animatrice. Un peu à l’inverse de ce que je fais, me dis-je. Puis, l’animatrice invite les auditeurs à participer. Et si, je pouvais lire mes mots à l’antenne ? Non. En parler au moins. Et là, je n’ai qu’une hâte, franchir le seuil de chez moi, avaler un bout de camembert (oui le fromage c’est la vie) […]


Chanson douce. Leila Slimani 5

Pour Noël, de nombreuses étrangetés sont venues s’emmêler au guirlandes de ma vie. J’ai même brisé un tabou. Tout a commencé, il y a quelques mois où j’ai cru soigner mon addiction aux livres. Plus précisément, la pile de livres non lu s’est mise à crier fort qu’il ne fallait pas acheter plus gros yeux que gros temps de lecture. Et j’ai écouté la pile, sans même m’apercevoir que la pile se consumait, prise à son propre son. Je gardais en moi l’écho de ce cri déchirant, injonction à ne pas faire de provisions. Je n’achetais plus rien. Comme une promesse d’alcoolique. Comme une thérapie d’anorexique. On ne guérit jamais. […]


Hommage à Jacques

Il disait le prénom d’une femme et j’ai répondu l’idée d’un rosier. Au dernier repas avant le coton qui enserre le sexe, noirs étaient nos liens. Pas comme tu le penses, comme la vie se danse. Tremble le torse, les dents sur le téton libre, tremble de plaisirs. A travers le hublot du train, j’ai dit au revoir au deuxième étage, tu me l’avais demandé. Pourquoi bander des yeux verts ? Pourquoi bander ? Je voudrais que tu sois le roi de ma colline aux heures où le soleil te caresse la terre brune. Je serais ta vestale, perchée dans les tensions de tes mains. Mes larmes ôteront l’apprêt de […]