cordes


Salamandre 7

De peaux en peaux, la bouche s’éveille, mes seins bondissent de joie retrouvée. Point d’amour à l’horizon ! A l’aisselle perle l’ardeur et ses lèvres au goût d’intime se confondent avec les miennes. Sur mes orteils, sa bouche puissante. Souvenirs. Il mordille mes pieds. J’aime le sexe, tu sais et mes ongles sont bleus nuit. D’eau et de feu, la salamandre se repait avec gourmandise. Elle avale la chair lente et intense. Soudain au bout de mon pied, jaillit un feu inconnu. Et ce n’est pas une litote de poète. Je cherche, sans le trouver, le feu de bûches qui consume mon extrémité. Je n’ai jamais connu cette sensation alors […]


La main 1

De puissantes mains prennent possession de mes épaules, le voyage peut commencer. Je dépose le monde sur le tatami, les seins dans un débardeur noir. Toujours le même. Donner ses mains, c’est se prendre au jeu. Se taire, c’est entrer en ordre. Des pelures de jute enneigent mon caleçon noir. La tension ferme s’enroule autour des mes épaules. Tout contre son corps, je plonge. Main sur la nuque, contrainte puissante. Mains aux épaules, je suis présente. Mon corps, celui-là même qui m’encombre au quotidien, est énergie. Je suis une matière vivace qui bascule vers le sol. Je suis cuisse levée,  coup de pied entortillé. Bientôt, le sang cogne au bout […]


Je ne connaissais que l’alchimie des pierres et des cordes 4

Je ne voulais pas parler d’amour. L’amour ce n’est pas du sexe, l’amour n’est pas une corde et encore moins un caillou. Je ne sais rien de l’amour, et ce n’est  pas une litote pour savant. Je ne connais que deux choses dans la vie : les pierres et les cordes. Les pierres me parlent. Eparpillées sur le sol, elles me disent où je dois les poser pour élever un mur sans mortier. Je ne les entends que dans le silence des oiseaux libres. Dans ma campagne, je monte des murs de pierres sèches, comme d’autres montent des sirènes aux seins lisses. C’est ainsi que les week-ends de pleine lune, je […]


Seins à fleur de coton

A moitié nue, dans une transparence jaune, je reprends terre, mes seins à fleur de coton. Les muses énergiques nous ont déjà saisis, jetés en l’air, écroulés sur le tapis de lune. A genoux, je contemplais mon âme devenir chose, les mains croisées telle une jument au manège. Il emmenait mon sexe quelque part, sans effraction. Puis, je me frottais, petite chatte, contre son genou puissant. Partie, je suis partie si vite entre ses mains. Son corps ne me lâchait pas d’un doigt. Son odeur m’enivrait. On pourrait croire que c’est du sexe. A moitié nue, je reviens de là-bas où le sol disparait, où le sang monte à la […]