cordes


L’extérieur est à l’extérieur de soi 3

Infusion feu de bois, cannelle comprise. Comment choisir du thé ? Au nez, ou à l’imaginaire. C’est l’hiver à l’extérieur de nous, et en nous un peu aussi. A demi-mot. Revenue dans votre intérieur, je m’assois dans la cuisine, habillée cette fois. Vous avez même fait des gâteaux aux noix et au chocolat. Ou aux noisettes, les souvenirs se brouillent toujours. Je vous donne le bonjour de l’homme, de celui qui m’avait fait pénétrer ici où nous nous sommes croisés. L’extérieur n’est pas à l’intérieur de soi. C’est faux. C’est un sourire trouble et poli, timide et bandé qui vient de l’intérieur. J’ai vu vos lèvres qui à peine se […]


Échos

Des larmes sous paupières mouillent le tissus sans ourlet. J’ai mal du temps qui passe, mon bras irradie fort, je pleure. La beauté est là entre le sol et les poutres, entre mon cou et le gris des coussins. Le tissus est trempé. Ce n’est pas ce que dit la pellicule. J’ai mal, je te déteste, j’ai mal, écoute, écoute-moi. Je voudrai être la rue de ta vie, et je suis qu’une impasse tout au fond de ton sexe. Je n’entends pas tes mots à travers le hublot, je n’entends pas que tu t’en vas. Mes os le savent, je pleure. Dis-moi encore. Dis-moi toi, tes sourires. Dis-moi quand je […]


Hommage à Jacques

Il disait le prénom d’une femme et j’ai répondu l’idée d’un rosier. Au dernier repas avant le coton qui enserre le sexe, noirs étaient nos liens. Pas comme tu le penses, comme la vie se danse. Tremble le torse, les dents sur le téton libre, tremble de plaisirs. A travers le hublot du train, j’ai dit au revoir au deuxième étage, tu me l’avais demandé. Pourquoi bander des yeux verts ? Pourquoi bander ? Je voudrais que tu sois le roi de ma colline aux heures où le soleil te caresse la terre brune. Je serais ta vestale, perchée dans les tensions de tes mains. Mes larmes ôteront l’apprêt de […]


Liane Diane 2

Sur la pointe du pied, la liane murmure. Et mon téton, direct entre deux longes, s’écrase face à elle. Ici ce n’est pas le piquet de la chèvre. Ici, ce n’est pas l’homme qui m’attache, reste sage à ta place, sans argent mais avec mon admiration. Je ne veux pas être un idéal. Je voudrais être. Je veux aller voir le loup sur la colline ou chez mère-grand. Mais les chèvres libres se font manger, la nuit, malgré le combat, on l’a apprend par cœur. Je me débats face au loup, je laisse les lianes me contenir. Combien de temps dure la bataille ? Sous le coton noir, seul cache, […]