Con


L’eau pour le café 1

J’ai couru dans la rue, j’ai couru sur les quais, j’ai couru dans l’autre sens, j’ai chaud. Trop chaud. Mon t-shirt colle à la peau. Je m’assois dans ta cuisine, j’ai trop chaud, j’enlève mon pantalon et mon t-shirt. Le stress, l’adrénaline, la fatigue, mes jambes tremblent. Tu poses un coussin sous mes fesses, tu poses ta langue sur mes lèvres. Je te demande si le coussin ne craint rien, quand j’y pose mes fesses libres. Nous avions vu la fille nue qui se levait pour prendre un café. Nous nous étions tus, je regardais et tu avais dit les mots de l’apparition matinale. Nue, sans atour, sans détour, sans […]


Fleur d’Oranger 2

Sur mon lac courent des mains puissantes ou douces ou chaudes ou fraiches ou fines ou larges. Les yeux fermés, les sens se vivent à l’aveugle. Au bord de mon oreille crépite un feu sous un dôme de verre. Les bûches se fendillent, sa bûche se tend. De l’huile d’argan venue avec les hôtes de ces lieux, de l’huile de fleur d’oranger venue dans la valise d’Oran, de l’huile s’incorpore sur ma peau. Et cette main large qui se compte en année déjà, cette main loge mon corps. Elle modèle chaque parcelle de mon dos, elle détend mon cou. J’aime cette main. Couché sur les flots sensuels, mon corps se […]


Soissons 5

Il faudra partir, loin des femmes, loin d’elle, loin de vous. Il faudra partir disent les cieux. Reste pour l’éternité, reste sans jamais te corrompre. Reste l’amant. Tes épaules aux miennes se déhanchent. Les larmes s’avalent, grosses gouttes invisibles. Sous le sourire, le vase est fêlé jusqu’à la nuit des temps. Votre jouissance, sur mon cœur endolori, apaise le présent. Au mur, une grande toile représente un carré noir. De grands trais de pinceaux gris, en nuance esquissent un émoi. Au mur, la toile obsèdent mes peurs, tandis que, sur le lit, la blessure se masse de la tête aux fesses. Le carré est un train qui file vers le […]


Femme nue sur chaise

Vole en éclat ton cerveau 4

Sous ma langue, votre lèvre. Sous ma langue, vos lèvres. Sous ma langue, ton clitoris. Ferme et souple, lisse et granuleux, lâcher-prise et retenu, étroit et large, ce con, ma dame de l’instant, ce con respire le plaisir. Je souris, quand de votre téton, je descends votre corps, d’un détour par le nombril. Quoi de plus exaltant que la peau tendre de votre ventre, quoi de plus exaltant que tous mes sens en alerte, pour savoir. Savoir si, votre peau accepte mes lèvres. Savoir si, ma langue vous donne le bien, si son toucher vous est agréable. Je ne sais rien de toi, que ta peau attentive. J’ai entendu ta […]