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Sans halte 6

Il y aurait encore le parquet sonore et le son du piano grave la voix de l’homme le désir à même les peaux mon sexe contre le vôtre se perd de soupirs sexes nus l’étape votre gland contre mes lèvres pas encore ce n’est pas le temps des ébats si loin Contre la table peut-être le lit c’est la dernière halte de repos celle des couples le salon c’est au début je dis tout cela mais c’est faux dans ma tête je vais du lit à la nuit sans être mariée ni même avoir envie de couple. C’est étrange toutes les saveurs de votre sexe mouillé sur le coin de […]


L’eau pour le café 1

J’ai couru dans la rue, j’ai couru sur les quais, j’ai couru dans l’autre sens, j’ai chaud. Trop chaud. Mon t-shirt colle à la peau. Je m’assois dans ta cuisine, j’ai trop chaud, j’enlève mon pantalon et mon t-shirt. Le stress, l’adrénaline, la fatigue, mes jambes tremblent. Tu poses un coussin sous mes fesses, tu poses ta langue sur mes lèvres. Je te demande si le coussin ne craint rien, quand j’y pose mes fesses libres. Nous avions vu la fille nue qui se levait pour prendre un café. Nous nous étions tus, je regardais et tu avais dit les mots de l’apparition matinale. Nue, sans atour, sans détour, sans […]


Fleur d’Oranger 2

Sur mon lac courent des mains puissantes ou douces ou chaudes ou fraiches ou fines ou larges. Les yeux fermés, les sens se vivent à l’aveugle. Au bord de mon oreille crépite un feu sous un dôme de verre. Les bûches se fendillent, sa bûche se tend. De l’huile d’argan venue avec les hôtes de ces lieux, de l’huile de fleur d’oranger venue dans la valise d’Oran, de l’huile s’incorpore sur ma peau. Et cette main large qui se compte en année déjà, cette main loge mon corps. Elle modèle chaque parcelle de mon dos, elle détend mon cou. J’aime cette main. Couché sur les flots sensuels, mon corps se […]


Soissons 5

Il faudra partir, loin des femmes, loin d’elle, loin de vous. Il faudra partir disent les cieux. Reste pour l’éternité, reste sans jamais te corrompre. Reste l’amant. Tes épaules aux miennes se déhanchent. Les larmes s’avalent, grosses gouttes invisibles. Sous le sourire, le vase est fêlé jusqu’à la nuit des temps. Votre jouissance, sur mon cœur endolori, apaise le présent. Au mur, une grande toile représente un carré noir. De grands trais de pinceaux gris, en nuance esquissent un émoi. Au mur, la toile obsèdent mes peurs, tandis que, sur le lit, la blessure se masse de la tête aux fesses. Le carré est un train qui file vers le […]