Se mêle dans mon âme 2


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Aucune chatte ne sait qu’une couette se déplie avant de s’y abandonner. Celle-ci veut en être. Elle comprend que la chaleur se partage, là sur la couette chiffonnée. Elle désire de la compagnie tandis que mon corps se glisse vers le bas des dunes plates. Mes pieds dépassent à bas-bord et la terre ferme se refuse à moi. Ma bouche descends vers le chemin côtier. Mes mains naviguent à la quête du rivage apprivoisé. Une crique chaude m’y attend. De la langue, je marque la page du cahier de bord.

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Comme une dune contemple les nuages ciselés, sa poitrine respire sur ma plage. L’un sur l’autre et rien d’autre. L’instant suivant oublié. Inspirons bonheur. Expirons doutes. Être. Le matin s’étire à nos souffles. Corps à corps immobile, déposé sur une île paresseuse. Il est. Je suis. Nous sommes là. Aspire au présent. Sans en être bien sûre, je doute toujours tu sais, sur mes rondeurs une sensation dure, mes seins sur le matelas. Il fait bon et doux au chant des silences.

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De longs rubans descendent du plafond où la mer se fracasse sur les digues pointues. Je suis assise à côté de sa balustrade. J’aime ce lieu quand les yeux fermés, je respire l’odeur de son âme. Et je n’ai même pas sursauté quand il est arrivé par derrière. C’est étrange que je n’ai pas sursauté. Je déteste qu’on me surprenne quand je suis plongée dans le vague. Ressac d’enfance roque. D’immenses rondelles de métal sont suspendues par des chaines solides. Je suis suspendue à sa crique. L’air y est musqué. De loin en loin, les mots des cravatés, résonnent sous les charpentes métalliques. J’aime être entre ses cuisses. Quelques radiateurs sont montés sur des meubles à tiroirs. Mes yeux craignent d’en faire trop. Alors, je les fuis. Ma langue policera toutes les bouées de son port. De loin, je contemple sa tête échouée sur la dune. Ma langue silencieuse, dont la franchise étonne, ne doute plus. Ici est le bonheur.

***

Un poème s’est caché dans ce texte. Sauras-tu le retrouver ?

 


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