Polytique


Deux et un, fait un et trois ou deux à deux, le lit est doux sous la couette chatoyante. Nous lisons tous les trois, dans la sérénité sous les toits. Les lucarnes s’ouvrent sur le rose de la nuit. La porte est ouverte, entrez donc, rien ne choquera vos yeux pudibonds. Il y aura des mots doux quand la vie cogne trop fort sur les murs de nos maisons. Demain, le ciel sera clair sur les chaises rouges.

Un et un font un puis deux. Un autre deux n’est pas le trois. Sous d’autres toits, les mains s’agrippent aux barreaux de fer forgé. Le lit rythme les murs, tremble jusqu’aux voisins absents.  Les lucarnes découvrent des grues qui érigent une ville gangrène. Une et deux cités différentes soupirent des distances. Si vous y entrez vos yeux pudibonds se dilateraient. Demain, la pluie tombera sur la plaine rouge.

Trois s’en vont au bois, avec les autres plusieurs. Il raconte qu’il écoute les paysages, qu’il aime les nœuds au plafond et que la matière est sa sœur. Elle dit qu’elle a le même prénom, qu’elle est travailleuse du sexe. Elle porte un pull troué, bleu au bord, et des cheveux couleur joie. Elle est belle dans son jeans. Il murmure qu’il a vu de la lumière, qu’il est entré prendre une bière, qu’il veux savoir qui est la jalousie. Qui le sait ? C’est l’une de nos compagnes fidèles. Il a les yeux pétillants jusqu’où s’arrête le décolleté rose. Cet autre explique. Il parle trop, homme qui dénonce ce qu’il fait. Il explique toujours. Celui-là a les cheveux teints en roux, une écharpe verte et une relation primaire. Les anarchistes savent eux-aussi.

Passèrent alors une ou deux licornes, comme des silences invisibles. Une femme lévite dans son bain. Et les yeux sont beaux, je voudrais les emmener dans mon lit. Je rêve d’en gouter le murmure. Sous le pull sans âge, je devine une âme chaude. Puis-je rester, à la mi-temps, avec la voix du poste ? Les yeux sont marrons profonds. Les miens s’échappent sans cesse.

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