L’abricot de Marguerite

Pourtant, c’était bien lui Faust qui l’avait invitée ! Ne t’inquiète pas, avait-il dit, même si tu ne connais personne, tu pourras t’amuser. Et elle se retrouve quasi seule à table ! Chaque fois que Marguerite accepte ses invitations, elle se retrouve dans des situations loufoques. Ce soir, quel ennui ! Et les convives sont d’une impolitesse rare ! Ils sortent de table à tout moment, sans raison. Et ce petit manège dure depuis que les entrées ont été servies avec soin par leur hôte gourmet. Autour de la nappe aux bordures ajourées, il ne reste qu’un silence pesant, un dandy plongé dans son portable et cette femme troublante. Où est encore passé Faust ? […]


Citron clair 1

Tarte au citron comme tous les lundis, mots simples et servis sur plateau d’albâtre, meringuée bien sûr pour se pourlécher les babines, acidulée comme un cunnilingus d’été Clair-obscur comme les mardis de chiens et de loups, Claire est la face obscure de ma lune, citronnée bien sûr pour se lécher les pointes, suave comme une nuit cachée A la clef, vous trouverez le jour suivant, Sodome accueille de simples jouisseuses, derrière le tronc se cache l’arbre des dons, à clef vous toucherez le sol Au clou, vous accrochez vos quatre jeudis, batifole fada des garrigues sans taille, suce la paille rêche pour trouver la rivière, drue comme la sauvage échappée, […]


Alors que j’essayais d’être quelqu’un de bien 4

Certains romans arrivent dans notre vie au moment opportun, comme s’ils venaient nous dire ce que nous pressentons.  Deux livres aux couvertures mates et roses se sont engouffrés entre mes doigts ces derniers jours. L’un est un cadeau, l’autre est une découverte spontanée. Le premier est un livre de Frédéric Lenoir. Je ne m’attarderai pas sur cet objet. Le développement personnel sous forme de morale déguisée en roman n’est pas ma came. Je n’aime qu’on me dise ce que je dois penser même sous la forme de contes ancestraux et de syncrétisme religieux. Fin du game. Le deuxième est arrivé dans mon sac suite à une grosse déception. J’étais venue […]


Être verni 1

J’aime quand tu viens en jupe. J’aime quand tu as les pieds vernis et quand tu portes des talons. J’aime quand tu portes du rouge. Viens sans culotte. Je me moquerai de tes ongles gris. Marie ! Enfin, tes ongles ! J’aime quand tu portes des bas. Érotisation à sens unique, érotisme appris dans les paquets de lessive. Haha, tu as souvent les ongles sales, non mais je dis ça pour rire. Haha ! Aujourd’hui, le sang coulera sur le drap blanc. Entre les plis de mes fesses si rondes et si sensuelles, objet de tous tes désirs. Le rouge suintera entre mes poils frisés et bruns. Seule, heureuse. Les […]