Lumière sur la ville 3


Je veux voir la vue sur la ville. Il faut planter là le sexe brûlant, mettre le retardateur pour faire jaillir la lumière sur la chair heureuse. Je veux y voir ce qu’on baise. C’est bien meilleur avec une pointe de soleil. Par la fenêtre, il fait lumière sur la ville.

C’est ton corps tout entier contre ma chair, un instant d’amour, et à travers mes paupières, scintillent les gémissements. Quand je suis entrée auprès de toi, il faisait la pénombre du petit matin. La porte était entre-ouverte, dans l’attente de mes pas feutrés. La lumière était à pas de velours sur la moquette grise, douce et cachée sous la couette.

Nue, cachée derrière le rideau, en bas dans la ville, la vie régulière s’ébroue vers la gare. Le premier train du matin vous mène au train train quotidien. Nue, sur la ville, la vie est une parenthèse lumineuse.

L’eau est longue et bleue. La vie flotte, les bras brassent jusqu’au petit bonheur, les cuisses posées sur tes hanches sont la magie par touche. L’eau porte. La baignoire a vue sur la ville. Les arbres sont derrières le teins fumé. L’eau chaude sur nos peaux, prolonge l’éphémère. Nue sur la ville, je chevauche l’hippocampe.

Les nénuphars flottent au cœur de la ville. Demain s’envole entre tes doigts, le couple d’amoureux, un peu plus loin, choisit la banquette. Les nénuphars sont violets.

Faims de moi


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