Les yeux d’huitre 8


Je voulais vous dire, monsieur, mon abandon, et, aussi, mes yeux plantés dans les vôtres quand viendra l’heure de la jouissance. Je voudrais vous dire ma pudeur et ma totale nudité, les yeux fuyants puis fermes. Fragile parfois, à fleur de peau et solide de chair arrimée, feulante comme douce à la bouche mordante. Je vous dévorerai tout nu.

 

 

Tableau de Nathalie Picoulet, maitre pastelliste 

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