Les sexes 2


L’instinct habitait la chair, et la chair était belle. L’instinct demandait sa part du Lion, et le Lion arrachait la cage. De vêtements, il n’en était point. De pommes mordantes, il n’y avait pas tant. De nudité, ils étaient.

La chair montait en parfum, du sexe à la source, de la source à la queue, l’animal sentait le musc. Ma  bouche sur ton corps, ma bouche à ton cou, mon cou en arrière et des soupirs plein les poches. Mes mains partout, sans chemise ni rien du tout. Nu. Je te veux. Salive à la rondelle. Ongles courts. Poils ras. Chienne de salon pour la minute. Cochon pour la farce.

Je cueille ta peau. Entière. Je m’enivre de toi. Oh encore.

De hampe en secret, il monte. Pénètre. Viens, s’il te plait, par là. Et par là aussi. J’ouvre ma bouche, grande. Immense. Tourne et vire. Gémis, s’il te plait. Et donnes-toi, tout entier, ne prends pas. Donne ton sexe à mon sexe, donne ta langue à mon doigt, donne tes yeux. Tu verras je te les rendrais au centuple. Tu verras. Tu jouiras.

Han ! Encore ! Corps ! Vas-y !

Écarte les jambes, tends ton cul, jolie. Donne, donne tout, ta rage et ta rondelle. Lèche le tout. Entier. Du nombril à la pointe sauvage. Ma langue sur ta vie. Pose toi sur le lit. Tends de plus belle. Je te regarde, je me regarde, je suis avalé, là mon sexe disparait, tu es magicienne. Et si tu engloutissais mon sexe à tout jamais. Et je sais que non.

Han !

Tends ton cul, bel. Tends mon sexe comme toi érigé. J’aime ta peau, tes couilles, tout cela. J’aime ta tendresse, ours. J’aime ta fougue, lapin. Tends ton cul, bel et lèche encore. Je te donne tout. Et ma barbe lisse, et le dru. Je caresse, je frappe.

Tes seins, je respire. Je tête. Tes seins.

Mes seins contre les tiens. Ton sexe contre le mien. Doigts lisses et propres. Entre et tourne de droite à gauche ou l’inverse. Ou en haut bas. Je respire chaque parcelle de toi. Je tape mon sexe contre le tien. Rude. Ma main possède tes cheveux. Ta main agrippe le drap. Puis mon vagin.

Dans un cri.


Si tu as envie d'écrire, j'aurais plaisir à te lire

2 commentaires sur “Les sexes

    • Djibrila

      En écriture automatique la volonté ni la conscience ne sont censées intervenir, c’est ouiquipédilla qui vient de me le souffler. Mais en vrai chéplukel surrréaliste a dit l’écriture automatique ça existe pas vraiment, la conscience contrôle toujours un peu, ce qui est dommage d’ailleurs, ça pourrait être très beau et intéressant l’écriture d’une anarchie organique. À bas l’autorité (du cerveau:)
      Sinon merci Marie Topic de partager ainsi votre chaude et troublante plume, je viens de vous découvrir via le blog de Charlie liveshow qui vous lit très bien d’ailleurs. Bon c’est pas le tout le plaisir de lire m’attend, celui d’écrire aussi, salut les plumes