Le cri


Grosse et drue. Il est des rares heures où l’image m’obsède. Je cherche partout, une grosse tendue. Dans les méandres du net se logent de belles et biens. Ma langue vibre comme si elle en faisait déjà le tour. Ma bouche mouille sans raison. Et je cherche aux détours des pages, un cul tendu juste pour regarder. Obsession. Foin de raison, la taille m’obnubile. Nubile ou vieux qu’importe pourvu qu’elle soit grosse.

Là, l’ombre de l’envie sur ton ventre. Je la contemple.

Oh ne vous en faîtes pas, nul besoin de me fournir, c’est le jeu, la quête, la descente virtuelle qui est mon moteur. Sale. Poisseuse investigation. Et ce cul tendu me fait pousser une bite entres les feuilles de circonstance. Je suis un homme, je le sais aussi. Je suis gay, les jours sans sucre. Les culs de femmes me laissent indifférente. Seuls les lagunes poilues deviennent mes phares dans la nuit. Je caresse les abruptes de ta gorge, je mordille les doigts de ta fiction. Je tourne autour de ton entrée, obsédé. Je regarde la mienne large. Tu vas la gober. Là , le seul lieu où elle disparait de ma vue, et de mains. Je la sens puissante plus encore, à ta merci aussi. Je vais entrer, mon cochon, tu entends comme je vais défoncer ton toit.  Tu entends ?

Alors, je la prendrai avec fermeté, les jambes écart. Rien ne me fera te lâcher. Je t’enfouis à pleine main, tu seras heureux peut-être mais je m’en fous. J’écarte, je veux qu’entre la félicité là au fond encore, et au bord aussi, tourne par là-bas. Écarter plus, il fait envie, irrépressible envie. Tu ne serais rien que mon jouet déraison. Bande et tais-toi. Ne fais pas de sentiments. Là, voilà. Rhan !

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Illustration : Le cri de la bite – Thomas Frey

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