La femme forte 5


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Tu es la femme forte des nuits enchantées, et la longue nuit  de l’amour. Derrière les peines, après les peines, ta vie est larmes et  jouissances, joies pures et plaisirs oblongs. Sous tes yeux dansent les instincts latins aux rythmes langoureux. Le long de ton rimmel coule la passion. Ta liberté se dessine, noire, sur les paupières. Tu ne portes pas de culotte, pas plus que tu n’appartiens à un homme. Il faut pleurer de la poussière pour sourire à la lumière. Ton chemin était le leur, ta route se trace au rivage des lèvres écarlates.

Pieds nus, tu peux vivre sans hommes dans ton obligation. Seins nus, tu veux vivre les hommes dans ta révolution. Les âmes volent plus haut que les nuages, et la nuit s’étire au-delà de ton lit. Peut-être, est-ce nue, assise à même le sol, que tes mots seront tes ailes. Peut-être. Nul ne sait. Nue sans ailes, c’est ta peau frippée, les dessins du temps, et tes yeux clairs perdus de bonheur.

Branche-toi, l’espoir est un océan vert où les larmes se noient. Souris. Le lit blanc, où se taisent les cigales, accueille tes eaux profondes. Pardonne-moi, je grignote ton sommeil au bruit des touches du clavier. Lèche mes plaies. Ma langue sur tes contours prendra son envol.


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