J’ai écrit sur ton sexe 1


yin-yang

Trois mots silencieux sont à quai de gare. Clac. Plus fort que clac, les sens sont vifs. Chaque bruit, chaque sensation sont devenus une intensité douloureuse comme le réveil après les nuits de chair et de dévotion. Trois mots silencieux sont à quai et le regard se détourne trop plein.

Elle porte de jolies chaussures compensées, avec des brides d’or et de peaux écaillées. Elle me sourit, elle dit au revoir. Elles se tracent de signes sur le hublot allongé de la porte désormais fermée. Leur index se touchent à travers la vitre froide et déjà l’absence a repris ses droits. Elle n’a pas pleuré, elle n’est même pas triste. Pourquoi être pleurer le meilleur de l’existence ? J’aurais voulu l’étreindre encore.

Trois mots silencieux sont inscrit sur le phallus. Dans la nuit, le silence du vent. Dans la nuit, les rêves sont conscients. Sous l’étoile filante, les fées gémissent de plaisir. Je vais écrire sur ton sexe. Trois mots silencieux.

Elle est fine et longue. Sa peau est beige et souple. C’est joli le cuir beige. Je la suspendrais au clou au-dessus de la chambre secrète, celle du bas. Elle passera la nuit à mes pieds, douce et docile. Je sais en fermant les yeux, qu’elle inscrira des mots sur la chair du hibou. Je le sais dans le silence des cigales. Demain, comme tous les matins du monde, les hirondelles vont babiller. Elles feront les folles, elles danseront de jeux au vent frais, elles s’agiteront de désirs sous la morsure. Demain est déjà là sous les paupières closes. Silence.


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