Indicible sexe 3


Il flotte du bonheur, doux et intense. Je n’ai pas envie d’écrire ce qui s’est passé. Les mots, je les trouverai à coup sûr car tant de fois j’ai dévoilé l’indicible sexe. Je veux profiter de l’instant présent, de nos instants présents. Et, déjà, j’en ai trop dit.

Silence et sourire. Je voudrais dire qu’il ne faut pas avoir peur. Mais ce n’est qu’une tentative pour saisir. Je voudrais crier qu’il faut lâcher-prise mais ce n’est qu’une injonction. Être. Silence et émoi.

La patronne m’a raconté sa vie. Elle avait préparé un petit-déjeuner pour des amoureux. Comme dans la chanson. Elle s’est excusée dix fois pour hier soir. Mais ce fut elle la plus gênée de nous déranger nus. Sur air connu. La chambre aux lins rouges n’est déjà plus. J’ai bu trois théières au milieu des fleurs. J’ai réfléchi à la vie. J’ai trop parlé avec la dame aux croissants. Je voulais être dans le jardin aux milles recoins ou me promener dans les bois, même avec une chienne au pelage roux comme sorcière. L’automne est beau. C’est un château devant lequel j’ai déjà pensé que Deauville est triste sans Trintignant. Mais  personne ne le sait.

Restons libre, ivre, sensible, en pleurs et en joie. Vivant.

 

 


Si tu as envie d'écrire, j'aurais plaisir à te lire

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