Hommage à Jacques


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Il disait le prénom d’une femme et j’ai répondu l’idée d’un rosier. Au dernier repas avant le coton qui enserre le sexe, noirs étaient nos liens. Pas comme tu le penses, comme la vie se danse. Tremble le torse, les dents sur le téton libre, tremble de plaisirs. A travers le hublot du train, j’ai dit au revoir au deuxième étage, tu me l’avais demandé. Pourquoi bander des yeux verts ? Pourquoi bander ?

Je voudrais que tu sois le roi de ma colline aux heures où le soleil te caresse la terre brune. Je serais ta vestale, perchée dans les tensions de tes mains. Mes larmes ôteront l’apprêt de ton tissus neuf, petite bande provençale. Mon épaule droite sera la faiblesse de nos nuits. Tout contre ton torse, j’aimerais apprendre à être, en silence. Je veux revoir mon chien et le bord de la mer.

Ton anneau est revenu jusqu’à moi. Je voudrais revoir tes pierres au cœur de fée. Tu verras, j’irai bien. Tu verras ton sexe à nouveau dans le mien. Le cycle sera neuf sans fioritures. J’aimerais. Je viendrai avec la poule faisane, grasse. Tu verras ton sexe, à nouveau, fera couler le lait des princesse. Nous ouvrirons un vin d’Arbois parce que tes mots ont parlés derrière le hublot. Nous briserons les verres d’indifférence entre les hommes de nos temps. Notre colline se montera les mains offertes. Présent éternel avant le train suivant.

Il disait dévorer des soutanes et je répondais Périgord.

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Illustration : Currin

Librement inspiré de « Le dernier repas » de Jacques Brel.

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