Happy new 5


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Tous les 365 jours, c’est cela tous les ans, sauf certaines années, car 365 jours c’est une année, sauf les autres années, celles avec un jour de plus, tous ces jours-là, ils viennent ces jours-là esseulés ou en groupe de fous. Ou seul encore avec son chat, ou seul avec sa femme, ou seule avec l’homme, ou seuls avec les parents. Ou avec les amis, les obligés, c’est le mot, ou les choisis. Un verre de champagne, c’est toujours ainsi, un verre pour chanter trop vite, car l’alcool fait chanter, trop vite, trop fort, faux aussi, et juste parfois quand les larmes noient les chagrins, quand les rires noient les bonheurs. Le bonheur ce mot-là, à construire, à ruiner, à rêver, à boire dans une coupe. Jusqu’à la lie. Il court toujours vers le même but.

Mon âme réclame l’intense et vos chairs se languissent. Ma chair se nourrit des illuminations, de votre cerveau qu’elle dévore sur une tartine, étalé, un foie, c’est cela, un foie gavé d’huile. Mon ventre explose et mon sexe est au régime. Le ciel tarde. Tous les 365 jours, sauf les autres années, celle du jour de plus, toutes les années, il revient avec le bonheur en croyance et le vin en souffrance, car aujourd’hui, encore, nous croirons, ou nous ferons vrai-semblant, ou nous tairons nos penchants, tous les 365eme jours, nous sucerons la vie avec une paille.

Alors je m’allongerai, nue, sur le canapé, une jambe repliée et les bras abandonné. Je profiterai de chaque parfum, je serais l’opium, vous verrez les volutes qui émanent de mon sexe, vous croirez, vous aussi, que dans mes yeux la vie peut se perdre.

Juste un Graves pur. Juste votre voix grave. Juste là, dans mes fesses.

 


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