Encore que 13


 L’insurrection de Joël Person

Car jamais je ne serrerai mes couilles entre mes mains, jamais je ne sentirai le bonheur qui monte jusqu’au gland, les fourmillements dans la hampe, le point de non-retour, la brulure jouissive de mon sexe. Jamais, je ne la regarderai d’un émerveillement ému, ni d’une fierté tendre. Jamais, je ne la maudirai de me faire défaut. Flouf.

Elle ne se coulera aucunes antres immenses ou rétrécies, ni dans une noire, ni dans une rouge. Jamais elle ne sentira la chaleur accueillante, les grains de sable de la voisine ou l’amour chéri. Pas de cul fauve, pas d’étoile chantante, pas d’oignon béni.
Je ne coincerai pas mes poils dans la braguette, je n’apprendrai pas à faire tomber les dernières gouttes sans me souiller, je ne saurai pas la douceur de la flanelle à gauche. Ou à droite, va savoir. Ni le jean à cru.
Large ou fine, chair ou sang, petite ou longue, coulissante ou à peine, jeune puis vieille, trop émue ou inopinée, non je ne saurais pas.
Car coulissent en mon cœur des hormones qui ne sont pas les miennes, du jus avarié de mère, des obligations à l’être trop et un jour boum. Tomber des falaises intimes. Ils ont tout pris même ma peau. 
Alors, au coin de vos lèvres, je vous aime, et vous baise assise, les seins fiers et le ventre à son destin. Je caresse mes cheveux, je serre mon con. La vôtre irradie ma chair, sarcle le fond, résorbe la pluie. Mon ventre s’enflamme, brûle. Encore, j’en veux encore. 


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