En toute amitié 1


Sous mes narines, le parfum de ton corps me bouleverse. Il monte, il s’infiltre entre le gingembre de ton parfum. Tangue ma peau, tangue mes lenteurs, navigue les émois, je suis sexuelle. Mon petit cœur est à l’envers des peaux. Je suis sensuelle. Tout contre toi lovée, sans amour, sans sexe. Ma main saute de là où il ne faut pas. Je voudrais sans complexe caresser ta poitrine, serpenter entre tes oreilles, me perdre entre tes côtes.

Contre le battement de ton cœur, je pourrais m’endormir. Ici mes épaules dansent, mon ventre glisse contre le bois lisse de la table. Sous ma paume, ton dos se fait velours des rois. Sous ma paume, ton bras dégorge de vie. Du creux de tes reins, la vie s’est enfuit.  Elle fait sa garce avec toi, de celle qui prend même la santé et même le cœur.

Sensuelle, je pourrais les seins nus contre ta peau, pour réchauffer notre amitié. Rien de plus. La vie sont des petits fragments de bonheur, ceux cueillis dans les jardins des buttes, ceux coulés dans la douche de la petite salle de bain. J’ai vu mon nom sur ton dos, dessiné par la belle rousse aux doigts de korrigan. Il y avait un croquis de bite, aussi.

D’ailleurs, ça me rappelle que toi aussi, je viendrais bien te voir en toute amitié, pour lécher ton sexe et passer la main dans les poils de ton torse. Et pour caresser ta chatte qui se prélasse sur ton canapé. J’aimerais faire un tour dans tes cartes, mettre le bazar un peu. J’aimerais aussi que tu me fasses un sexlibris.


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