Échos


Des larmes sous paupières mouillent le tissus sans ourlet. J’ai mal du temps qui passe, mon bras irradie fort, je pleure. La beauté est là entre le sol et les poutres, entre mon cou et le gris des coussins. Le tissus est trempé. Ce n’est pas ce que dit la pellicule. J’ai mal, je te déteste, j’ai mal, écoute, écoute-moi. Je voudrai être la rue de ta vie, et je suis qu’une impasse tout au fond de ton sexe. Je n’entends pas tes mots à travers le hublot, je n’entends pas que tu t’en vas. Mes os le savent, je pleure.

Dis-moi encore. Dis-moi toi, tes sourires. Dis-moi quand je te fais mal. Dis-moi que tu ne veux plus de moi. Ou encore. J’ai mal aux encoignures. Même mon sexe est en jachère. Ne me libère pas. Je n’ai pas encore froid de toi. Serre-moi fort entre tes filets savant. Tu avances, tu avances et moi je me perds. La pellicule ne dit pas que j’ai mal, trop mal. Ma peau ne sait plus sous les fleurs sauvages. Je ne veux que cela s’arrête et non. Reste un peu contre moi. Reste un peu.

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Illustration : aikido

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