Digressions sur le féminisme 25


 

Je ne suis pas féministe

Plus exactement, je ne me reconnais pas dans les divers mouvements féministes.
Et pourtant combien de fois,  je regrette ne n’être pas née garçon. (Au moins pour garder la peau des fesses tendues plus longtemps)
Pour asseoir mon propos, j’ai eu besoin de m’appuyer sur deux définitions, volontairement choisie dans des « dictionnaires» transcrivant le sens courant ou habituel d’un mot dans une langue donnée :
Féminisme : Mouvement social qui a pour objet l’émancipation de la femme, l’extension de ses droits en vue d’égaliser son statut avec celui de l’homme, en particulier dans le domaine juridique, politique, économique; doctrine, idéologie correspondante. CNRTL

 

 

Le féminismeest un ensemble d’idées politiques, philosophiques et socialescherchant à définir, promouvoir et établir les droits des femmesdans la société civile et dans la sphère privée. Il s’incarne dans des organisations dont les objectifs sont d’abolir les inégalités sociales, politiques, juridiques, économiques et culturelles dont les femmes sont victimes. WiKipédia

 

Grâce à ces deux définitions j’ai identifié deux concepts qui me gênent dans les mouvements féministes d’aujourd’hui.
Le premier concept est celui de la comparaison de la femme avec l’homme. A mon sens, chaque personne, dans une démocratie/état/cité/société doit pouvoir bénéficier des mêmes droits, non par rapport à une autre catégorie de personnes , mais par rapport à l’ensemble de la population de cette société. Je ne veux pas les mêmes droits que les hommes. Ni le même salaire. Je voudrais, qu’en tant que citoyen, nous ayons tous les mêmes droits et les mêmes obligations, homme, femme, immigrés,  grands patrons, médecins, personnels de nettoyage, malades, ancien président, top model [compléter avec les toutes subtilités qui font de chacun de nous un être unique]. Oui c’est idéaliste. Mon action se fait au quotidien dans le respect des différences et contre les préjugés rencontrés sur ma route. Comme cette fois où j’ai refusé de signer une pétition contre l’installation d’une aire d’accueil de gens du voyage dans mon quartier.
Le deuxième concept que je réfute dans le féminisme, comme il est communément entendu, est la victimisation des femmes. Les femmes furent victimes d’une société où tous les êtres humains n’avaient pas les mêmes droits. Et ce fut une lutte que d’acquérir ces droits. Vous le savez. Il reste d’ailleurs des poches de non-droit. Cependant, si tout le monde peut être victime de quelqu’un  ou d’une situation, c’est un comportement particulier de rester en position de victime. Et ce comportement me parait comporter des risques.
Garder la posture de victime (même quand on a pris des coups), c’est prendre le risque de devenir persécuteur  à son tour ou de vouloir sauver les gens malgrès eux. Appliquer à certaines  féministes voici ce que cela peut donner : une féminisme-victime qui  persécute des hommes(par moqueries par exemple) ou qui se fait sauveuse de toutes les autres femmes qui ne comprennent pas qu’elles sont la proie inconsciente du machisme. Je me souviens d’une femme se revendiquant comme féministe et répondant dans une discussion  « je ne veux pas d’un point de vu masculin». Le fait d’être un homme annihile son droit à la parole ? N’est-ce pas le même processus qui a conduit à ne pas prendre en compte la parole (ou le vote) d’une personne parce qu’elle était une femme ? Comment peut-on défendre une idée et faire le contraire comme refuser la parole à un homme du fait de son genre ?
Prendre en compte l’être, l’autre avec sa différence, serait une solution. Je suis une personne, tu en es une autre et nous pouvons avoir des points de vue différents (c’est à dire regarder la vie par un autre filtre) , en débattre et même en être affecté d’une façon différente. Nous pouvons même nous fritter la gueule, mais d’égal à égal.
Une troisième raison de ne pas me reconnaître dans les féminismes s’ajoute: le militantisme et prosélytisme  souvent associé. La lutte d’une catégorie contre une autre me semble profondément improductive. Je ne suis ni pour la lutte des classes, ni pour la lutte entre hommes et femmes, ni pour celles entre les religions, etc. La guerre n’amène que des douleurs et des souffrances, même si des héros ou de belles actions surgissent au milieu du chaos. La coopération me semble bien plus adaptée. D’autre part, je me dis que si j’avais la position sociale d’un homme dans notre société, je ne serais pas meilleur que certains. Je me dirais peut-être : j’ai de la chance je suis né du bon côté de la barrière.
Ceci dit, il existe des blogs féministes non militants, d’autres assumant des choix d’arrêt de travail pour s’occuper des enfants.
Il existe, aussi, des blogs féministes rentrent dedans, que je trouve très drôle.
Je trouve aussi des blagues sexistes très drôles. Oui je sais.
Moi essayant de dessiner toutes les nuances du mot féministe dans le même billet
Donc je ne suis pas féministe.
Pourtant dans mon quotidien, je n’énonce pas de facilités du type «les hommes sont [Clichés genrés au choix]», «les femmes sont [Idem]». Ces réflexions me sont comme du poil à gratter. Quand la situation s’y prête,  je dis que le comportement en question est peut-être une question de caractères/personnalités. (La dernière fois que je me suis retenue de répondre à-tous-les-hommes-sont, c’était lors d’un trio avec une jolie bavarde. N’oublions pas la ligne éditoriale de ce blog)
Au quotidien, je tente de permettre à chacun de prendre en compte son caractère ou ses envies pour poser des choix. Qu’il ne s’arrête  pas à la pression sociale qui induit des comportements selon notre condition : homme ou femme, cadre ou ouvrier, de la ville ou de la campagne, flic ou voyou. Je suis incapable de voir le monde comme dichotomique.
Je tente de faire bouger les lignes. Si dans les entreprises/collectivités territoriales/associations, les réunions ne dépassaient jamais les 17h30 ou 18h, cela permettrait à tous, hommes ou femmes, de récupérer les enfants, et de lutter, par ailleurs, contre le burnout. Ou bloquer l’accès aux mails pro non urgents le week-end.  Si la question de l’interaction des différents temps de vies était prise en compte pour tous, alors il y aurait une avancée de l’égalité et de la qualité de vie. Pour tous.
J’explique à mes enfants pourquoi cette pub est « genrée» et que le but est de faire vendre en flattant notre égo et nos instincts. Je leur demande, à propos des activités scolaires, si les filles pouvaient jouer au foot. Et les garçons pouvaient-ils faire des travaux manuels ? Et pourquoi, non ?
Je ne me bats pas pour les autres femmes. Elles n’ont qu’à le faire pour elle. Si chacune refusait de jouer le jeu de la mère parfaite, de l’épouse exemplaire, de l’amante en talons, alors nous avancerions. Nous et la société. Je ne me bats pas. Surtout pas contre ceux qui s’arrête au bout de leur nez. Je fais.
Je fais mon trou, ma place comme n’importe qui. Chacun doit montrer patte blanche, se faire accepter des ses pairs sans perdre de ce qu’il est.  Je ne fais plus à manger pour les hommes. Je bosse comme j’en ai envie. J’écris de l’érotisme. Je dis non. Je jouis. Je marche pied nus. Avec des milliers de doutes, avec des bas-fonds, des pleurs, avec des sursauts de culpabilité. Et des talons parfois. Mais je fais ma route. 
Bon, ok. 
Mais au final, t’es féministe ou pas ?
J’ai rien compris

Un conte parlant de femmes gardiennes de l’ordre social : l’Odyssée d’Hélène ici  

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25 commentaires sur “Digressions sur le féminisme

    • mars

      Parce que la forme prosélyte et assertive du discours est devenue la norme, et que ici je lis juste un plaidoyer pour une tolérance tranquille et personnelle, et ça fait beaucoup de bien.

    • Emma

      sur la question de la victimisation des femmes, je te recommande un livre de Natacha Polony « L’homme est l’avenir de la femme – autopsie du féminisme contemporain ». Tu vas adorer. Elle s’en prend aux féministes victimaires. C’est brillant. Je pense à peu près comme toi et quand je l’ai lu, ça m’a fait du bien. Je pense qu’il y a plein de façon d’être féministe. Moi aussi, je ne retrouve dans aucune assoc. Les féministes françaises ne me parlent pas. Je crois beaucoup plus au féminisme quotidien de pleins de filles et de garçons, qui à travers des petits gestes, font changer les choses, jour après jour.

    • Marie Tro

      Récemment, j’ai rencontrée une fille au boulot. Et elle m’a dit avoir abandonnée ses projets de recherches scientifiques(elle a inventé une molécule) car son associé (homme) lui a dit de choisir entre le projet et ses FIV. Et elle a choisi sa vie privée. Elle était en mille morceaux, il y a quelques temps. Elle souhaite rejoindre un mouvement féministe. Je la comprends mille fois !

  • Carnets d'Eros

    C’est un point de vue équilibré.
    Mais je pense que pour conquérir l’égalité dont vous parlez au début, il faut au départ du féminisme combattif. C’est qu’on part de loin !
    Et il faut qu’il y ait cette prise de conscience qui passe par le combat féministe. Je le crois.
    Le machisme de 2014 est le résultat de quelques milliers d’années d’histoire humaine. Pour faire bouger les lignes il faut en passer par la distribution amicale de quelques coups de pieds au cul !
    Mais vous exprimez des idées auxquelles j’adhère.

    CdE.

    • Marie Tro

      Oui et mille mercis à ceux et celles qui ont permis l’évolution des mœurs. J’ai déjà observer la difficulté d’abandonner le combat. A mon sens, il est temps d’enterrer la hache de guerre. Ce que je récuse surtout c’est l’agression des «hommes» en général, les récents hurlement sur le harcèlement de rue m’agace. Je crois plus à l’éducation au respect de la différence de l’autre, à l’estime de soi et de sa valeur propre (sans agresser les autres pour s’imposer), à l’éducation en somme qu’à la stigmatisation de certains.
      D’ailleurs le harcèlement (de rue, sexuel, moral) n’est-il pas le symptôme d’une dérive de notre culture ?

  • Ellie C.

    Être féministe c’est être pour une non différence de droit entre les sexes … D’ailleurs on est toujours là a dire qu’il n’y en a que deux … Y en a pas plutôt trois ou quatre ?
    Bref être féministe c’est pas plus que ça, s’agirait pas qu’on ait à se couper les seins et que les hommes doivent abandonner leur service trois pièces, mais apparemment tout le monde n’estime pas que tous les sexes ont droit aux mêmes droits… C’est pas dégoutant ça ?

    signé – un garçon manqué

  • Lisbeth

    Je suis MDR Marie, non pas que le sujet soit risible, mais 1. moi aussi j’ai longtemps regretté de ne pas être née garçon, 2. moi aussi je voulais être Claude du club des 5 pour les mêmes raisons que toi, 3. moi aussi je ne me reconnais pas dans le féminisme. Bien sûr je voudrais que les inégalités soient gommées, mais toutes les inégalités : homme/femme, riches/pauvres, hétéros/homos… Mais pour cela il faudrait plus de tolérance et moi de connerie humaine.

  • Cyremad

    Pas féministe. Mais femme. Et féminine. Et avant tout toi. Enfin soi. Bref, quelqu’un(e), ni plus ni moins. Comme tout à chacun. Comme tous nous devrions être et nous accepter.
    Le féminisme est une de ces tranches qui légitimé toutes les tranches. Et les tranches ne forment plus un tout tandis qu’un tout peut être décomposé en tranches.
    Tu l’auras compris : vive le saucisson et le pain !

    • Marie Tro

      Je peux avoir un sandwich au jambon plutôt ?

      Être soi se construit en rapport aux autres.
      Effectivement, je suis me dire non-féministe aujourd’hui, c’est que d’autres se sont battues avant.

      D’ailleurs ma question est de me demander comment les jeunes-filles vivent cela aujourd’hui ? Je le vois presque toutes porter les cheveux longs et je ne vois peu de Claude du club des 5 ou de garçonne comme les années 30. Est-ce juste une question de mode ?

  • Brigit

    réactionnaire et pacifiste, un tantinet philosophe et lucide, individualiste mais n’a pas tout à fait perdu sa capacité d’indignation collective face à certaines indignités sociales… (ah la la, l’instruction quand même, ça fonctionne)
    hum il y a donc un petit espoir… tenu mais espoir quand même.

    ah oui, pourquoi un homme ne pourrait pas s’exprimer sur le droit des femmes ? et bien, prenons un blanc qui serait venu expliquer aux noirs ce qui est « bon » pour eux, un catho aux protestants, un chti à des corses, un jeune frais sorti de l’ena à de vieux sidérurgistes, un parachutiste à des pêcheurs à la mouche, un vieux metaleux à des jeunes rapeurs (attention, il y a un piège ou deux, la situation la plus extrême n’est pas forcément la plus évidente).

    cela dit, la lutte n’est pas des femmes contre les hommes, mais des femmes contre
    un système social entretenu par les hommes ET les femmes. l’abcd des inégalités en est l’exemple le plus récent et concret. les stéréotypes de genres sont entretenus par les hommes et les femmes, F Héritier l’avait déjà dit.

    ainsi, comme le philosophe, on réfutera l’idée (marxiste) que la lutte des genres mène à une société sans genre, car, pour la lutte des classes ça ne marche pas. donc le raisonnement ne tient pas davantage pour les genres (on aura le même raisonnement pour l’identité culturelle). il faudrait accepter qu’il n’y a pas de déterminisme et que l’avenir ne se prédit ni ne se prévoit, bref, accepter le chaos permanent, réfuter le progrès comme un cycle continu. ce qui valide les « petites actions » individuelles au détriment des grands mouvements de fond. bref on en revient à la bonne vieille dualité individuel vs. collectif (je n’ai pas dit antagonisme mais je l’ai pensé très fort)

    et pour rebondir sur le com précédent, être soi plutot que nous mais est-ce que cela permet d’accepter les autres « soi » qui il faut bien le dire, sont quand même l’enfer…

    bon, j’avoue que je ne peux qu’être d’accord avec l’idée que le féminisme a légitimé toutes les tranches, les superpositions, surtout de « soi » (à l’horizontal de préférence mais c’est pas une obligation). en tout cas oui, cela incite à la gourmandise. passez moi le beurre !

    • Marie Tro

      Salé le beurre, j’espère ? je n’ai que ça dans le frigo.

      Une personne qui explique à une autre ce qui est bon pour elle, c’est infantilisant. Qu’une femme m’explique ce que je devrais faire comme femme, je déteste. Je préfère partager mon expérience, celles des autres, poser des questions afin que la personne (ou l’institution, organisation de travail, etc) puisse trouver les réponses qui lui soient adaptés. Et cela me fait évoluer aussi. Les tu devrais faire ça, ou il faut faire comme ça ne permettent pas à la personne de faire son propre choix.

      Je ne me place pas du point du législateur. Si je ne suis pas juriste ou représentante de la loi, c’est que cela ne convient absolument pas à ma personnalité. C’est là que le collectif prend son sens. Nous avons des différences ce caractères, de cultures, etc qui permettent d’apporter une vision assez globale d’un problème. Bien se connaître permet d’accepter des points de vue différents du sien (accepter ne veut pas dire ne pas en être agacer ;) Une société a besoin de légistes et d’artistes plus souples. Des patrons du Medef et des intermittents, des cigales et des fourmis. Des féministes et des non -combattants. Les deux sont importants pour la société entière.

      D’autre part les collectifs ne sont forts que si les personnalités qui les composent ont une autonomie suffisante. Les individualités ne sont fortes que dans un groupe qui permet de fixer les lignes jaunes, va repêcher celui qui se noie ou prête main forte à celui qui galère. Ces groupes fixent des codes comme une langue qui permet de se comprendre plus rapidement. Mais pour ne pas tourner en rond, il faut savoir regarder d’autres horizons. C’est très classique et fonctionne dans chaque groupe humain extrêmement divers dans leurs références ou leur style de vie que j’ai pu fréquenter et/ou intégrer. Le film «La plage» est particulièrement parlant aux sujets des codes de société.
      Nous ne vivons pas en dehors de l’air du temps, de notre société et tous nos actes en porte la trace (inconscient collectif par exemple)

      D’autre part dans une discussion, dire je n’ai pas le même point de vue que toi, et dire
      tais-toi tu ne peux pas parler tu n’es pas de ma bande, c’est différent. C’est dans la controverse que se développe aussi la pensée.

      D’autres personnes me sont insupportables. J’essaye de m’en tenir éloigné, ou d’en prendre la petite dose possible. Si je ne peux rien changer, j’évite. Si je dois bosser avec eux, pour ne pas souffrir trop, je mets de l’eau dans mon vin. C’est dégeu, mais ça s’avale quand même et j’irais m’ouvrir une bonne bouteille avec mes potes.

      Enfin, avez-vous lu mon « Hélène » qui rencontre les femmes, premières gardiennes de l’ordre social ?

  • mars

    Tu me pardonneras de la ramener encore, Marie: vos deux commentaires juxtaposés me font penser à cette série, la gifle, où chaque épisode est vu depuis un point de vue différent et qui tourne autour d’un thème connexe à celui du féminisme dans ce qu’il a d’imposé et de socialement convenu.
    Ce que tu trouves infantilisant, Marie, tourne pour moi à la vraie agression quand l’élaboration du droit, de la pensée, de l’enseignement, de l’éducation et même certains blogs de culs sont exclusivement tournés vers cet insupportable objectif qui consiste à faire le bonheur des gens malgré eux. C’est comme ça que l’école se retrouve le lieu de tous les bourrages de crânes à coup de circulaires, abcd de l’égalité en tête, au lieu d’être un lieu d’ouverture, de tolérance, et de développement de soi dans tous les domaines possibles. C’est comme cela qu’on se retrouve avec des quotas qui aboutiront à ce que les femmes n’entrent plus en politique que s’il en manque une à un homme. C’est comme cela qu’on se retrouve avec des millions de gens dans la rue quand on parle du mariage ou des enfants des autres, mais personne quand il s’agit de promettre aux mômes déjà faits qu’ils arpenteront toute leur enfance les palais de la justice familiale. C’est au nom du même principe qu’on colle nos vieux sous tutelle par wagons entiers, au mépris du droit de chacun de vivre comme il l’entend passé un certain âge, y compris dans la crasse, et qu’on emmerde les putains qui paient leurs impôts.
    Faire confiance à l’intelligence et au bon sens individuel et collectif est devenu une idée complètement absurde.
    Ton billet Marie, et ta réponse ci-dessus qui le complète sont une bouffée d’air frais dans cet étouffement ambiant. Je tire mon chapeau à la douceur, la tolérance, l’intelligence et le recul dont tu fais preuve. J’espère que ça s’apprend.

    • Marie Tro

      Mars, tu es toujours la bienvenue pour la ramener

      Je ne comprends pas ce que tu veux dire dans cette phrase : «de promettre aux mômes déjà faits qu’ils arpenteront toute leur enfance les palais de la justice familiale»

      Faire confiance est devenue une idée absurde, car faire confiance c’est accepter de ne pas tout maitriser, de se tromper parfois, de faire demi-tour. Mais le plaisir inattendu mais accueilli car l’esprit est ouvert (pas uniquement sexuel, celui de la vie) dans la confiance et le lâcher prise n’en est que meilleur.

      J’aime beaucoup qu’on puisse regarder une situation sous plusieurs angles ;)

      Cela s’apprend en partie, oui. Par l’instruction, pour reprendre les mots de Brigit le milieu familial, social, culturel, par la formation personnelle et par l’expérience de vie, aussi.

  • mars

    Un bon avocat me semble être beaucoup plus efficace pour apprendre à virer un éventuel associé indélicat et manipulateur, mâle ou femelle. Je ne dis pas qu’un mouvement féministe ne peut pas accompagner utilement ce type de réflexion, mais c’est certainement plus long comme maturation.

  • Céline MERCIER

    Bonjour, je suis parfaitement en accord avec vous. La liberté de la femme, ce n’est pas forcément d’avoir le même salaire que son homologue masculin. C’est surtout, pouvoir choisir son chemin de vie, professionnel et personnel. La liberté d’une femme c’est de pouvoir faire ce que l’on n’attend pas forcément d’elle, comme choisir de ne pas avoir d’enfant sans pour autant être considérée comme une extra-terrestre, ou au contraire choisir de rester à la maison pour s’occuper de ses enfants. Pour moi, le féminisme ne devrait pas être de souhaiter être comme les hommes , mais juste d’avoir le choix d’être nous sans être vilipendées.
    J’ai été un peu longue mais je souhaite une bonne journée à l’humanité.
    Céline