Converse jaune et doc verte


 

 Vous debout moi assise, entre le jeans, je tentais de vous deviner, sexe recroquevillé qui s’allonge ou chair pendante qui s’érige. Large je dirais. Avec une jolie paire, j’ajouterais.  Debout, vous me poussez contre le mur, vos lèvres sur les miennes, votre main écartant les pans de ma robe bohème, votre barbe chatouillant mes joues. Je voudrais enlever mes boucles d’oreille pour que vos mains accèdent à ma nuque, au creux derrière les oreilles, électrique suavité. Je ne voudrais pas abîmer l’instant. Vos mains s’impriment de tous vos vœux.  Vos lèvres dévorent, le désir suinte de nos souffles.  Votre ventre, celui-là même qui vous pose complexe, contre le mien s’écrase. Je voudrais hurler comme je vous trouve confortable et je ne dirais rien. Je serais silence en haleine pour que vous vous croyez fort, aussi fort que vous le croyez.

Laissez votre morale à côté de votre tshirt. Votre cœur ne bondira que sous la pression de votre sexe. Ne mettez pas de sainteté entre nos peaux. Demain aura oublié. Laisser vos mains se poser sur mes seins. Vous sentez aussi fort le sexe que votre andouillette se fait appétissante dans votre assiette. Vos yeux sont un sourire. Mes yeux sont des appâts. Vos yeux sont une érection. Je l’ai vu avant vous, hier dans les couloirs lointains. Vous l’avez vu avant moi dans les escaliers soudain.

Je vous déteste d’être sexiste sous les humours. Je vous hais de parler de sexe mais de cacher le votre sous un voile de morale pudibonde. Je vous réprouve de ne point céder à votre instinct. Le monde a besoin d’animalité. Je vous juge de vous cacher ainsi sous la norme. Prenez vos couilles, et au lieu de les posez sur la table, déposer les aux creux de mes cuisses. Allongez-vous, laissez-moi y poser la langue. Laissez tomber votre barrière sur le canapé. Laissez tomber vos airs sévères sur le parquet. Enlevez donc ces couches convenables et montrez que votre virilité ne s’est pas réfugiée dans votre barbe.

Venez et restez libre de vous.

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