Textes érotiques


Gorge 1

Comment peut-il y avoir autant de douceur dans ses yeux là ? Comment peut-il y avoir autant de batailles entre deux peaux ? Mes cuisses enserrent son cou, fort aussi fort que la nature me l’accorde, aussi fort que le désir me l’ordonne. Un petit animal me dévore le cou, me mord la plante, je couine petit animal prise au jeu. Dans le métro, sa main contre mon dos  me fait frissonner du souvenir de ses lèvres. Ma gorge se mouille. Les vagues des rails me ramènent à son corps, irrésistibles secousses. La langue sur la pointe, je tourne et aspire. La peau se tend, grandit dans ma gorge. Va, […]


Elle est belle

Elle est belle. De l’autre bout de la rue, j’ai vu son rouge, celui de ses lèvres, celui de son foulard. Je m’assois à leur table. Elle est loin de moi. Belle du jour qu’elle a traversé, le rouge un peu effacé, de la lèvre au doigt, une cigarette. Fascinant. Elle est suffisamment éloigné de moi pour que je puisse la regarder tranquillement et l’écouter. Ses yeux s’illuminent dès qu’ils  parlent à son amoureux. Elle est belle, altière et blonde. Son cou dégagé me murmure de jolies images. Ses yeux sont colorés et sa bouche est intelligente. Libre et bonne élève à la fois, elle danse quand elle marche. Je […]


Rien du tout

Le vin tout contre ma gorge coule à flot. Je bois les paroles de désirs, les regards noirs des sourires naissant entre ses reins de soie. Sa peau est salée, je l’ai gouté au port. Sa peau est moirée, je l’ai dessiné au fourneau. Je l’ai cueilli sur la danse du temps où on était mince. Les yeux verts Mettez-vous en rang d’oignons, je vais m’occuper de vos pelures, vous éplucher le haricot, vous écosser les bourses. Tournez-vous, penchez-vous, vous serez ma cuisine du soir. Trois temps pour vos hanches, quatre pour mes pieds, à mes orteils faites révérence. Déhanchez-vous, je vous regarde depuis le banc de touche. Je suis […]


Fauve et noir 3

Féline en pot, immobile chasseuse sous l’arbre des tropiques, elle est miniature dans un appartement. Ses seins s’épanouissent lorsqu’elle enlève son débardeur noir. Quelque chose me chatouille la narine, obsédante sensation, délivrance impossible. Quand j’ai pu parler, la féline m’a gratté le nez de ses ongles. Oh l’intense plaisir ! Félin gris ramène sa proie, il est jaloux, dirait-on. Pauvre oiseaux capturé, pauvre ingénu, la féline lui défend d’attraper les innocents. Elle balaye les plumes, à demi-nue, tandis que mes pieds attendent au sol. Sous la ceinture bleue, je plonge, innocente capture. Il y avait cet homme dans le train qui a fini sa course dans la malle d’une voiture. […]