Nouvelles


O temps emporte les digues !

  Pendant qu’il est trop tard, viens petit amant du samedi, viens lécher mes doigts, un par un. Alors que s’écoule la nuit, mange chaque parcelle de mon avocat. Entre mes cuisses, dévore les réponses à tes questions. Mais déjà, il est trop tard. Tu es devenu adulte entre mes mains. Quand tu rentreras chez toi, ta mère devinera, aux ridules de ton sourire, que ton sexe est mou, flasque de vide. Demain matin, les livreurs de lave-vaisselle vont passer. Tu ne devrais plus être là, mais entre mes draps aux aurores, j’aurais avalé tes frayeurs nues. Ils sonneront. Et toi, tout endormi des sueurs de nuit, tu ne sauras […]


Une nuit pas commode (Ikéa) 2

C’est seulement aujourd’hui que je relis la nouvelle écrite en une nuit pour le prix de la nouvelle érotique, organisé par Les Avocats du Diable et Le Diable Vauvert. C’est poussé par les rappels régulier du groupe Facebook des d’auteurs ayant participé au PNE, et en constatant les statistiques lamentables du taux de fréquentation de mon site, que je me lance dans le récit de cette nuit-là. Ce vous allez découvrir va vous étonner (Spoil, non ). Oh ! Elle n’avait rien de glamour. A l’heure où fait rage un débat sur la rémunération des auteurs au salon du livre, il est de mon devoir -que dis-je, c’est une mission […]


L’abricot de Marguerite 1

Pourtant, c’était bien lui Faust qui l’avait invitée ! Ne t’inquiète pas, avait-il dit, même si tu ne connais personne, tu pourras t’amuser. Et elle se retrouve quasi seule à table ! Chaque fois que Marguerite accepte ses invitations, elle se retrouve dans des situations loufoques. Ce soir, quel ennui ! Et les convives sont d’une impolitesse rare ! Ils sortent de table à tout moment, sans raison. Et ce petit manège dure depuis que les entrées ont été servies avec soin par leur hôte gourmet. Autour de la nappe aux bordures ajourées, il ne reste qu’un silence pesant, un dandy plongé dans son portable et cette femme troublante. Où est encore passé Faust ? […]


Citron clair 1

Tarte au citron comme tous les lundis, mots simples et servis sur plateau d’albâtre, meringuée bien sûr pour se pourlécher les babines, acidulée comme un cunnilingus d’été Clair-obscur comme les mardis de chiens et de loups, Claire est la face obscure de ma lune, citronnée bien sûr pour se lécher les pointes, suave comme une nuit cachée A la clef, vous trouverez le jour suivant, Sodome accueille de simples jouisseuses, derrière le tronc se cache l’arbre des dons, à clef vous toucherez le sol Au clou, vous accrochez vos quatre jeudis, batifole fada des garrigues sans taille, suce la paille rêche pour trouver la rivière, drue comme la sauvage échappée, […]