Jouissance


Vulpes 1

De sa langue, il ouvre grand ma plage. Ses doigts m’emmènent sur le sable si dur de mer retirée. Nos semelles s’y enfoncent à peine. Sous nos pieds crissent les coquillages abandonnés. Mes cuisses sont aussi large que l’horizon. Dans la ligne de fuite, trois cylindres se dessinent dans l’air camaïeu. Des mouettes et des goélands se jouent des vents ardents. Je ferme les yeux. Le beige et le rose se mêlent en une danse tandis que la pluie perle sur nos manteaux de fourrure. Sais-tu comme les jeux des corps m’ouvrent d’immenses paysages ?Je vois la mer tandis que ma main se promène dans ses cheveux frisés. J’aime m’y […]


Douche 4

La pluie aviez-vous dit, sur nos peaux nues, l’eau qui ruisselle, les fantasmes simples et doux, la pluie sans le rhume, nous avions souri. J’aime la pluie sous un velux, au chaud contre un torse. J’aime l’eau qui frappe aux carreaux sans que personne ne lui ouvre. J’aime la persévérance de la pluie qui ne se décourage pas face au dédain qu’elle subit. Mouille le toit. L’eau coule sur nos peaux nues. Derrière la porte de verre, nous avons laisser nos rythmes effrénés, les files de voitures et le travail à même les claviers. Le pommeau de douche distille une chaleur bienveillante. Il n’y pas de savon dans la roulotte. […]


Privautés 8

Tu vas jouir, femme, pour toutes les femmes interdites de tentation. Tu vas jouir dans ma place, s’il te plaisir. Mon doigt est à l’entrée de ton intime ravageur. Ta porte de vie est étroite, un homme y serait bien. Mais dans ce présent, c’est mon carré préservé. Je vais te faire jouir, femme, pour tous les jours interdits. Juste à l’entrée de ton vagin gracieux, je tourne le doigt à te faire tourner les sens en gémissements. Je me voue à ta cause, femme aux seins tendus. Tu m’es apparue dans le noir où j’y ai peur de l’inconnu, coup imprévisible. L’enfante a peur. Dans la lumière vive, tes […]


Jouir de toi 4

Fondre de désir, à gorge tendue à main enserrée, à peine. Ta main cherche la limite, ta main inconnue, ma gorge offerte. Assise sur le bureau, les jambes écartées, mes doigts dans l’intime moi, mes bas tirés, les talons plantés au moelleux des fauteuils et la guêpière à cran, assise sur le bureau, c’est un spectacle loin de moi. Ton torse nu et tes belles chaussures de daim marron, ta chemise ouverte sur corps nus. Les yeux fermés. Ta main sur la gorge, puissante emprise esquissée. Ta bouche à fleur d’envie, ta bouche désire ma langue, ma bouche se tient loin. Plus tard. Mes ongles sur le cuir de ton […]