Fougue


Garçonnière

Appuyée contre le mur blanc, tu me fais bander, je l’entends défaire la boucle de sa ceinture. La fermeture a sauté aussi, avant moi. Dans le noir des sensations, dans la douceur de la lumière, contre le mur et au bord de la cour blanche, je glisse ma main vers ce pantalon ouvert. Sa peau est à même le jean, élastique tendu.  Je souris à la nudité des aplats blancs, ma paume est heureuse. C’est un voyage en terre connue. Sa chemise est à boutons pression. Ma robe est à boutons pression. Son sexe est juste caché par le tissu de son pantalon. Mon sexe est juste caressé par le […]


Opale 5

Mais comme tu es parti, je vais faire repousser ma chatte. Il y aura des poils partout entre les dents des autres. Même entre leurs côtes, je faufilerai mes poils. J’en mettrais plein les draps blancs, des poils noirs comme s’il en jaillissait de mes flans abandonnés. Partout, bordel ! Entres mes cuisses, l’insolente toison dépasse même de la culotte, conquiert mes cuisses, poil par poil, noir sur ma peau trop blanche comme une opaline fragile. Dans ton cul, l’opale. Adieu, et vive les poils, écrirai-je sur mon fronton avant que le blanc de mes cheveux deviennent une auréole décrépie. Je loverai mes vergetures entre les cuisses des femmes fermes […]


Le gros rôle 2

D’un coup, le con s’égaye, cul tendu et mains rudes. D’un coup sans prévenir. D’un coup les doigts apprentis, féminins, branleurs, et s’envole de mains en mains, de majeurs en mineurs, ça vit au fond là-bas. A nouveau, enfin, adieu aussi entre tes mains. La peau cuit un peu. Le cerveau fond. La chaleur dégouline de tes désirs jusqu’au sourire des fesses fermes. Il rit le bonheur entre les rythmes de cœur. Je me suis bouché les oreilles pour ne pas entendre, les fesses au ciel déjà, ne pas entendre que tu demandes. Je ne veux pas savoir. Elles sont deux, joyeuses voyeuses. Et puis s’en va, les petites marionnettes. […]


Trop longtemps 2

Dans la nuit, l’envie de grosse, enfin une large suffisamment longue, une bonne quoi. Je ne connais de toi qu’un bout d’épaule, le haut de ton torse, et encore dans un écran, bonne gueule. Tu es suffisamment large pour moi, enfin large de ton torse, pour le reste, l’essentiel à mes yeux ce soir, je n’en sais fichtre rien. Contre ta peau, je collerai mon nez, mes joues, je respirerai ton odeur, je poserai mes lèvres dans ton cou pour prendre la mesure de toi, et sniffer ton désir. Je jetterai ta boite de haribo, et même ta tablette, pour me faire une place entre tes draps. Dans les livres, […]