Fougue


Saccage ma sagesse 2

Ta bite me manque, dure, sèche, violente comme un amour. Ce n’est pas vraiment la tienne ni même la vôtre. La nuit, toutes les nuits, et les soirs aussi, je la sens tout contre mon con. Elle agace mon entrée, elle agace de ne pas entrer. Elle est là, sûre. Viens voudrais-je te crier. Aucun mot ne traverse la pudeur de mes lèvres. Évanescente présence au cœur du noir, pénètre mes chairs, prends tout de travers, clang, viens, va. Tire fort. Il le faut. De dos, mon ventre de famine est écroulé sur le matelas. De dos, saccage ma sagesse, arrache-moi des soupirs de sexe, des feulements éperdus. Je veux […]


Entre les draps verts d’eau

Le cou sous les morsures, je suis animale captivée de tendresse. Arc mes reins sur les draps dépareillés, la porte est rouge et nous avons bu de l’eau. Il n’est plus d’ici et de maintenant, il n’est plus de viande rougeoyante et crue, juste vos doigts sur mes boutons et ma langue qui cueille les vôtres. La nuit se distille entre vos doigts qui m’emportent. Sous vos dents, je me rends. Là sur le vert du drap, se dessine une corole de rosée. Ce sont les maitres du désordre qui nous ont saisis dans l’après-midi, morceau de chocolat noir, dense et intense. Vous avez demandé ma main au-dessus de la […]


Le cri 1

Grosse et drue. Il est des rares heures où l’image m’obsède. Je cherche partout, une grosse tendue. Dans les méandres du net se logent de belles et biens. Ma langue vibre comme si elle en faisait déjà le tour. Ma bouche mouille sans raison. Et je cherche aux détours des pages, un cul tendu juste pour regarder. Obsession. Foin de raison, la taille m’obnubile. Nubile ou vieux qu’importe pourvu qu’elle soit grosse. Là, l’ombre de l’envie sur ton ventre. Je la contemple. Oh ne vous en faîtes pas, nul besoin de me fournir, c’est le jeu, la quête, la descente virtuelle qui est mon moteur. Sale. Poisseuse investigation. Et ce […]


Les sexes 2

L’instinct habitait la chair, et la chair était belle. L’instinct demandait sa part du Lion, et le Lion arrachait la cage. De vêtements, il n’en était point. De pommes mordantes, il n’y avait pas tant. De nudité, ils étaient. La chair montait en parfum, du sexe à la source, de la source à la queue, l’animal sentait le musc. Ma  bouche sur ton corps, ma bouche à ton cou, mon cou en arrière et des soupirs plein les poches. Mes mains partout, sans chemise ni rien du tout. Nu. Je te veux. Salive à la rondelle. Ongles courts. Poils ras. Chienne de salon pour la minute. Cochon pour la farce. […]